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Niyi KosiberuNiyi Kosiberu est un jeune béninois artiste-compositeur  ayant à son actif un album intitulé « Idunu » composé de seize morceaux. Dans cette interview, qu’il nous a accordée, mardi 18 septembre 2018, depuis Paris où il séjourne, l’artiste revient sur sa jeune carrière et les perspectives.

Le Matinal : Vous êtes artistes, auteurs de plusieurs singles.  Parlez-nous de vos morceaux ?

 Niyi Kosiberu : Mes morceaux reflètent la plupart du temps ma personnalité, mon quotidien et celui de mon environnement, mes ressentiments, mes humeurs au moment de la phase de création (écriture et enregistrement en studio…). Comme je le dis très souvent, je ne force jamais l’inspiration. Je ne me force pas pour écrire. C’est de cette manière que je reste proche de la réalité. La plupart de mes morceaux donnent la joie, le sourire et l’envie de danser. J’essaye chaque fois d’apporter un peu de bonheur à mon auditoire.

 Quel est le rythme que vous pratiquez et pourquoi ce choix ?

Je fais de l’Afropop. Ce n’est point un rythme en soi mais plutôt cette musique afro-contemporaine. C’est un mélange de rythmes africains et de pop américaine ou anglaise. Il m’arrive de m’inspirer très souvent de l’afrobeat de FelaAnikulapo, du Fuji des pères Barister, Kollington, de la Juju music de King Sunny Adé, bref tous ces rythmes yorubas. Mais je peux aussi faire du massègohoun comme sur le titre Kosiberu (extrait de mon album)

 Combien d’albums avez-vous à votre actif ?

Ma discographie comprend une multitude de singles et un album intituléI dunu (le bonheur) sorti courant octobre 2017. Le projet Idunu est une nouvelle étape dans ma carrière musicale. Il est le résultat de plusieurs années de recherche, d’un long travail d’évolution personnelle. Issu du registre hip-hop, j’ai progressivement inclus des sonorités afros dans la musique. J’explore l’afro-hiphop pour aujourd’hui arriver à un style particulier. Ces vibrations métissés s’inspirent de la vie africaine et font résonner son agitation à travers le son du talkingdrum, du gota béninois et de claps de mains.

 On a vu récemment des featuring avec des artistes comme Sessimè. Quels sont vos projets sur le plan musical ?

Les projets musicaux, j’en crée tous les jours (sourire). Plus sérieusement, pour l’heure je continue de promouvoir Idunu et je sors bientôt un « extended play » qui revisitera quelques titres de Idunu en acoustique. Ce nouveau projet est prêt et sort le 01 octobre 2019 (je viens de vous donner l’exclusivité!!!) (Sourire)

 En dehors de la musique, que faites-vous ?

En dehors de la musique, je valorise mes nombreux diplômes (rires). Je suis titulaire d’un Master en gestion de projet et management de la qualité, master en management des organisations culturelles et artistiques, master en gestion des arts et de la culture à la Sorbonne. Je travaille en ce moment en tant que chargé de développement dans un espace culturel à Paris.

 Votre mot de fin

Merci à vous pour tout ce que vous faites pour la musique et pour la culture plus largement. Vive la musique béninoise. Je vous remercie.

 Propos recueillis par Mohamed Yasser Amoussa

(Stag)