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faux cils
Les faux cils, l’attraction des jeunes

A l’instar des produits cosmétiques, les faux cils sont devenus au Bénin une mode pour la couche juvénile féminine. Quoique peu consciente des dangers liés au phénomène, celle-ci s’y adonne inlassablement.

Les faux cils sont réputés pour embellir et donner de l’éclat aux yeux de la femme.  Cet accessoire reste essentiel pour certaines jeunes femmes qui disent avoir un regard charmant en les portant. Mais ce qui est paradoxal, l’utilisation de ce matériel  esthétique se révèle très dangereuse pour la vue. Selon Guillermo Amador, chercheur et expert en ophtalmologie, la longueur d’un cil doit correspondre à un tiers de la largeur de l’œil. A l’en croire, elle permet de réduire le flux d’air qui arrive sur la surface de l’œil et limite donc la déshydratation et le dépôt de particules aériennes de l’ordre de 50%. Par contre, poursuit-il, les faux cils sont plus longs que les cils naturels. Conséquences, au lieu de réduire ce flux qui arrive sur la surface oculaire, ils ont plutôt tendance à l’augmenter. De ce fait, l’œil se retrouve déshydraté plus rapidement, et plus fréquemment agressé par des particules aériennes. Ceci conduit au syndrome de l’œil sec. Une déficience oculaire qui se manifeste par une perte d’humidité de l’œil. Ce facteur demeure moins connu des jeunes filles, adeptes des faux cils et pour lesquelles la beauté est une priorité. En outre, pour certaines esthéticiennes, le danger du phénomène est ailleurs. Pour Pierrette,  esthéticienne, le risque de fragiliser l’œil est lié à une mauvaise extension des cils. A ses dires, les filles placent généralement les faux cils chez des amateurs ou des pratiquants qui ne sont pas expérimentés. Ainsi, celles-ci se font   verser des substances chimiques nocives dans l’œil. Parfois, ces extensions de cils, mal faites, amènent les pratiquantes à se gratter les yeux. Il s’ensuit donc des infections et des irritations nuisibles à la santé oculaire, conclut-elle. La beauté a donc un prix et quelques filles en ont bien vent. Elles ne nient pas le fait que ces mœurs copiées de l’occident s’avèrent être quelques fois nuisibles. C’est le cas d’Amakè Yèkini,  étudiante en communication d’entreprise habituée à ce style : « je prends souvent prendre des risques pour me rendre resplendissante et charmante et je le sais »,  a-t-elle déclaré.
 
Jacques Amour Kakpo
(Stag)