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Campagne-tolerance-zéroLa journée de l’enfant africain a été célébrée vendredi 16 juin 2017 au Palais des congrès de Cotonou. Occasion pour l’Unicef de lancer la campagne  »campagne tolérance zéro » au mariage des enfants au Bénin en vue d’enrayer les violences sexuelles faites sur ces âmes innocentes.
Les violences sexuelles sur les enfants prennent de plus en plus des proportions inquiétantes. Pour pallier cette situation, l’Unicef, en collaboration avec le gouvernement béninois, a procédé au lancement de la  »campagne tolérance zéro » au mariage des enfants au Bénin pour rompre avec les injustices afin de permettre à chaque enfant d’avoir une enfance digne. Tout en s’indignant du mariage précoce et forcé des enfants, Claude Kamenga, représentant de l’Unicef, a indiqué qu’il ressent de la honte quand au Bénin 3 filles sur 10 sont mariées avant 18 ans. «J’ai honte, car je ne comprends pas comment un homme de 50, 60 ans ou plus, trouve normal de prendre comme épouse une enfant qui a l’âge de ses propres petits enfants et pire, que les parents et la communauté soutiennent cette pratique funeste», s’est-il offusqué. Rassurant que les capacités seront renforcées à divers niveaux en vue de la mise en œuvre efficace des actions pertinentes à impact rapide sur les enfants mariés de force, le représentant du Chef de l’Etat, Denis da Conceicao Courpotin, a laissé entendre qu’il sera entrepris, sous le leadership du ministre en charge des Affaires sociales, la mise en œuvre de la protection pénale des enfants. Pour Adidjatou Mathys, ministre en charge des Affaires sociales, le mariage des enfants a pour conséquences, la déscolarisation, les grossesses à risque, la mortalité maternelle, juvénile et infantile, les risques d’infections sexuellement transmissibles (Ist), y compris le Vih/Sida, la maltraitance. Pour sa part, le Coordonnateur résident du système des Nations-Unies au Bénin, a réaffirmé son engagement pour en finir avec cette pratique avilissante. Pour ce faire, il a souligné la nécessité d’agir immédiatement, car si le mal va persister, le nombre de filles et de femmes mariées durant leur enfance dans le monde avoisinera 1 milliard d’ici 2030. La secrétaire permanente du Comité africain des experts sur les droits et le bien-être des enfants, Mariama Cissé Mohamed, représentante du Commissaire aux affaires sociales de l’Union africaine, a quant à elle, remercié le gouvernement pour les initiatives en faveur de la protection des droits des enfants.
 
O. I. A.