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peine-de-mortLe Bénin à l’instar des autres pays du monde célèbre ce lundi 10 octobre la journée mondiale de lutte contre la peine de mort. Pour cette 14ème édition,  la Coalition mondiale contre la peine de mort voudrait attirer l’attention de tous sur l’application de la peine de mort pour des infractions liées au terrorisme. D’où le thème « exécuter, est l’arme des terroristes-arrêtons le cycle de la violence ». Abolition de la peine de mort et la question de la sécurité de l’état ou en est le Bénin ? C’est la thématique au plan national. C’est la montée de la criminalité dans les pays de la sous-région qui explique cette thématique. C’est une invite  que le Bénin puisse enfin légiférer sur l’abolition de la peine de mort. (Nous vous proposons de lire un extrait des propos de Fidèle Kikan, directeur d’Amnesty international Bénin,  sur Océan FM).

 « A la lumière de cette journée ci, nous Amnesty international, nous sommes solidaires pour essayer d’attirer l’attention des acteurs de la société civile sur cette thématique parce que d’aucuns pensent que cette une thématique qui n’a plus d’enjeux pour le Bénin. Mais c’est faux. Parce que de 2014 à 2015, les exécutions dans le monde entier se sont accrues de 54%. La montée de la criminalité dans nos villes et de l’extrémisme violent rend les états un peu plus sceptiques encore sur l’abolition de la peine de mort. Donc, on devait comprendre et briser le cercle de la violence et pouvoir arrêter la peine de mort et faire simplement une justice plus humaine. Donc c’est pour ça que nous nous sommes permis de retravailler le thème au niveau international pour le coller à l’actualité de notre pays. Donc c’est une invite aux autorités béninoises pour aller vite sur le nouveau code mais aussi se prononcer de manière claire sur leurs orientation sur comment légiférer contre le terrorisme. Le Bénin a pris l’option de ne plus prononcer la peine de mort et de ne pas exécuter des personnes sur son sol mais en fait dans la réalité, les lois du Bénin n’ont pas encore dit clairement que la peine de mort est abolie et c’est à cela que nous invitons les autorités et cela passe par le vote du nouveau code pénal qui est à l’assemblée nationale depuis 18 ans, mais nous avons des espoirs que le nouveau code puisse être voté prochainement. Je sais que toutes les commissions de lois qui sont passées ont semblez s’activer sur la chose et ça n’a pas avancé. Je sais que c’est une question qui ne requiert pas l’unanimité pour le moment à l’assemblée nationale et c’est pour ça que je demanderai simplement à mon pays d’adopter un nouveau code pénal clair par rapport à l’abolition de la peine de mort et que ce code pénal puisse criminaliser de façon claire la torture et la vindicte populaire. »

Léonce ADJEVI