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Les officiels lors de la célébration de la journée mondiale de l’alimentation

Célébrée le 16 octobre de chaque année, la Journée mondiale de l’alimentation de cette année a eu pour cadre l’enceinte de la gendarmerie de Natitingou. Avec l’appui de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), cette journée a été une occasion pour les différents acteurs intervenant dans la chaîne de l’alimentation de réaffirmer leur engagement à lutter contre la malnutrition et la sous-alimentation.

Le lundi 16 octobre 2017  s’est tenue à Natitingou la Journée mondiale de l’alimentation. N’da Antoine N’da, maire de la commune de Natitingou, s’est réjoui du choix porté sur sa ville pour la commémoration de cette journée. A l’en croire, l’Atacora est l’une des régions dont le taux de pauvreté est très élevé au Bénin. « C’est 60% dans cette région contre 20% au plan national », a-t-il déclaré. Ce tableau est inquiétant, selon le maire et cette commémoration permet à Natitingou de devenir le centre d’intérêt du gouvernement et de la Fao. A sa suite, Béré Lydie Chabi Nah, préfet de l’Atacora, a salué les efforts du gouvernement qui lutte contre la malnutrition  et la sous-alimentation à la racine avec le retour des cantines scolaires. Elle a invité toutes les parties prenantes à redoubler d’ardeur afin de juguler la crise de la sous-alimentation et de la malnutrition. Le représentant du chef de file des partenaires techniques et financiers a quant à lui souhaité la coordination des différents projets des Ptf au niveau régional et au niveau national. Dr Tiemoko Yo représentant de la Fao au Bénin a, pour sa part, démontré que la faim constitue l’un des plus grands fléaux qui minent les sociétés et ce, malgré les nombreux progrès que l’humanité a réalisé. Pour lui, thème de cette année qui est « Changeons l’avenir des migrations, investissons dans la sécurité alimentaire et le développement durable »  est une interpellation pour montrer qu’en investissant dans le développement rural et l’agriculture durable, nous contribuons non seulement à la sécurité alimentaire, mais aussi nous relevons aussi certains enjeux primordiaux auxquels le monde est confronté aujourd’hui. Il a invité les acteurs à travailler en synergie afin de promouvoir de nouveaux systèmes agricoles. Le ministre Lazare Sèhouéto, a, pour sa part, affirmé que c’est une honte qu’un pays ne puisse pas donner à manger à ses enfants. «  C’est pourquoi le gouvernement a décidé d’attaqué le mal à la racine en réinstaurant les cantines scolaires », a-t-il précisé. Il a, pour finir, exprimé le souhait du gouvernement et de la Fao de clarifier les rôles et les missions afin de lutter de façon efficace contre la malnutrition. Il faut signaler qu’une souscription dénommée « Téléfood » est organisée pour mobiliser des fonds qui servent à financer des micro-projets pour aider les pauvres à lutter contre la faim.

Armel Nelson Avadémey