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Marche magistrats
Les magistrats et les syndicalistes de la santé doivent mettre de l’eau dans leur vin

Bientôt c’est le retour des grèves dans les secteurs de la justice et de la santé. C’est justement le retrait du droit de grève aux fonctionnaires de ces sous-secteurs qui aiguisent les appétits des organisations syndicales. Ainsi, le pays se retrouvera encore paralysé. Ce que les députés ont voulu éviter en votant la loi sur le retrait du droit de grève.

En cohérence avec leur vote du 27 décembre 2017, les députés de la 7ème législature ont réaffirmé jeudi 04 janvier 2018, l’interdiction d’aller en grève dans les sous-secteurs que sont la santé, la justice, la défense et la sécurité. Une réforme qui n’est pas du goût des magistrats ni des agents de santé. Alors, dans leur volonté d’exprimer leur désaccord, ils projettent de paralyser la justice et le secteur de la santé par des grèves abusives. Beaucoup de citoyens s’en étonnent car, ces grèves se révèlent toujours contre productives pour le pays. C’est conscients de cela que les députés qui sont les représentants du peuple ont légiféré sur la question dans le but de délivrer le peuple des débrayages abusifs des magistrats dont l’intransigeance est nuisible au bien-être et à la sécurité judiciaire des populations. Les grèves sont nuisibles au développement du pays et les députés viennent de remettre les pendules à l’heure. Ces derniers, se conformant à une décision de la Cour constitutionnelle ont adopté la loi portant statut général de la Fonction publique tout en retirant le droit de grève aux services essentiels. Est-ce normal que le peuple souffre le martyr à cause des humeurs de certains fonctionnaires de l’Etat ? Le combat des députés est donc juste. Ce qui paraît paradoxal est le fait que des praticiens du droit n’aient pas attendu la décision de la Cour constitutionnelle avant de manifester leur mécontentement. Les motions de grève annoncées tous azimuts seront-elles suivies ? Peut-être. Mais il y a à craindre pour les grévistes. Ils risquent gros dans la mesure où ils seront considérés comme absents à leur poste et seront sanctionnés conformément à la loi. Ce qu’ils doivent retenir est que le président Talon ne gère pas les affaires de l’Etat par émotions comme son prédécesseur. Il ne se laisse pas émouvoir par des réactions d’intimidations. Il l’a martelé à maints reprises. Il ne se laissera pas distraire parce que les défis à relever sont énormes et il n’a pas de temps à perdre. Il fera sans doute montre de fermeté dans la gestion de ce dossier si la Cour valide les lois afin que force reste à la loi. Les praticiens du droit qui menacent d’observer une grève de cinq (05) jours par semaine feraient mieux d’attendre la décision de la Cour et se plier pour revendiquer leurs droits selon les dispositions des nouveaux textes qui maintiennent d’ailleurs le droit syndical. La nouvelle monture de la loi leur donne le droit de défendre leurs intérêts. Elle les empêche simplement de prendre en otage les populations par des grèves intempestives lors de leurs différends avec l’Etat. Les populations ont, elles aussi, droit aux prestations de l’Etat, notamment le service public dont l’une des caractéristiques essentielles est qu’il doit être continu.

 A.T