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COUR-C-NOUVEAUA l’allure où vont les choses, la Commission électorale nationale autonome (Céna) fonce vers une crise préjudiciable à l’organisation de l’élection présidentielle dont le premier tour est dans 6 mois. Une décision urgente mais bien motivée est attendue pour une sortie de crise. Car, la situation que traverse la Céna n’est pas de nature à organiser la présidentielle avec sérénité. La crise de confiance résultant de la gestion dite solitaire avec en prime des accusations de dépassements budgétaires, peut déteindre sur les relations personnelles des membres de la Céna qui sont condamnés à se côtoyer pendant 7 ans. Il faut à tout prix une décision responsable de la Cour qui fait injonction aux uns et aux autres de s’exécuter pour la mission républicaine qui leur est confiée. La force que préconise le président Tiando, avec les exploits d’huissier, prospèrera-t-elle, si Freddy Houngbédji, assumait toujours ses fonctions. Le poste de Coordonnateur au budget étant essentiel dans l’exécution des dépenses, les prestataires et fournisseurs de service, peuvent être amenés à ne plus collaborer avec la Céna. Car, si la passation de charges n’a pas lieu dans les normes, quelle valeur juridique peut-on accorder au nouveau coordonnateur de la Céna, tant que le premier n’a pas annulé la sienne par un procès-verbal de passation de service ? Les seuls rapports sur la destitution de l’ancien Coordonnateur et sur l’élection du nouveau Coordonnateur du budget de la Céna ne suffisent pas devant les institutions bancaires pour liquider les dossiers en instance. Mais, avant la fin de ce bras de fer politico-juridique, il est souhaitable que la sagesse visite les membres de la Céna.

 Jean-Claude Kouagou