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La motion de grève de 72 heures signée par le collectif des syndicats des enseignements maternel et primaire, et qui doit démarrer ce jour pour prendre fin le jeudi prochain, semble avoir du plomb dans l’aile. Et ce, en vue du non suivi du mouvement par certaines écoles maternelles et primaires de la ville de Cotonou.

Dans la matinée de ce mardi 03 mars 2015, le constat est tout autre dans certaines écoles maternelles et primaires de la ville de Cotonou. De l’école primaire publique urbaine centre de Cotonou en passant par l’école primaire publique d’Akpakpa Centre pour aboutir à l’Ecole Suru léré, le constat est le même. Les cours y vont bon train. On y rencontre des Elèves et enseignants complètement indifférents à ladite motion de grève, à l’exception de deux ou trois groupes de l’Ecole primaire urbaine centre de Cotonou dont les classes sont fermées. Nombreuses sont les raisons qui justifient le non suivi de ce mouvement de grève. Interrogés, certains responsables de ses lieux de savoir, nous ont confié qu’ils n’ont pas été conviés à ce mouvement de grève ; d’autres par contre nous ont confié que c’est suite au refus de leurs maitres de suivre la grève que le mouvement n’a pas été suivi.

Cependant ils se disent tous acquis à leur cause, car cela relève de l’avenir des enfants

Ils ont par ailleurs profité de l’occasion pour exhorter les autorités à divers niveaux et plus précisément le gouvernement à ouvrir le dialogue pour que l’enseignement puisse retrouver ses lettres de noblesse. Il convient de rappeler que six points sont à l’ordre du jour au niveau des revendications du collectif des syndicats des enseignements maternel et primaire. Il s’agit du retour de l’allocation d’incitation à la fonction enseignante reconnue par le président de la république, du rétablissement des primes spécifiques et de rendement aux enseignants en poste sédentaire, du règlement de la situation administrative et financière des éducateurs et éducatrices resté sans salaire depuis 2008 et la reconnaissance du Bepc et Ceap pour ceux qui en sont titulaires, du règlement des problèmes administratifs et financiers des enseignants et non enseignants de la maternelle et du primaire, de l’adoption en conseil des ministres sans délai du projet de décret portant modalités d’application de la coordination instituée entre la Cnss et le Fnrb et enfin la relance immédiate des travaux de la commission chargée de la relecture du statut particulier des personnels enseignant et non enseignant.

                                                                                                     Léonce ADJEVI