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robert-dossouDans une interview accordée au journal La Nouvelle Tribune, Me Robert Dossou, ancien président de la Cour constitutionnelle, s’est prononcé sur  l’affaire de drogue. Acteur clé de la justice et de la politique béninoise, il estime que le dossier  est conduit à tous les niveaux avec un manque de professionnalisme. Il est allé plus loin en insinuant un manque de compétence des agents. Au cours de l’entretien, il a relevé trois points clés pour justifier sa position. Certes, l’homme est connu comme un praticien de droit les plus respectés au regard de la pertinence de ses idées et de la maîtrise des matières qui lui sont soumises, dont celle sur laquelle il a opiné à savoir le droit maritime. Au fond, Robert Dossou s’est mué en donneur de leçon dans ce dossier et laisse transparaître qu’il y a eu des failles dans la conduite de l’affaire. A cette étape, une telle intrusion venant de lui est perçue comme une mission commandée dans le but d’influencer l’enquête ou de devancer de par ses moyens exposés, les conclusions des investigations, ce qui amènera une partie de l’opinion publique à s’interroger sur la qualité du travail qui a été fait et au besoin à le rejeter. S’il était l’un des conseils de Sébastien Ajavon, on le comprendrait. Mais, celui qu’on n’a plus jamais entendu et qui d’ailleurs refuse de parler à la presse depuis son mémorable KO de 2011, surgit dans les colonnes d’un journal qu’on respecte, pour porter des jugements sur le travail en cours. N’est-il pas en mission comme c’est d’ailleurs le cas de bon nombre de personnalités dans cette affaire ? Aucun d’entre eux ne rend service à Sébastien Ajavon. Bien au contraire, ils opposent ce dernier aux institutions en charge de l’affaire. Quand on observe un peu les personnalités qui se prononcent sur le dossier, on réalise qu’un grand nombre ne devrait pas sortir le nez. C’est le cas de Robert Dossou. Après avoir fabriqué le calamiteux KO de 2011 qui pourrait entraîner le pays dans les travers de l’histoire, après avoir été le complice d’une élection gagnée d’avance par Yayi Boni en 2011, dont la réélection pour cinq ans a couvert le Bénin de honte, il faut afficher une certaine méfiance à son égard. Car, depuis ce complot de 2011 contre la démocratie et le peuple, Robert Dossou apparait comme un personnage controversé, suscitant au sein de l’opinion publique des accusations contre sa personne. Ces moments délicats de son passage à la Cour constitutionnelle lui collent au dos et ses jugements sont jugés partisans ou approximatifs. Son intrusion dans le dossier Ajavon en est la parfaite illustration.
AT