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uac-de-faceLes étudiants de l’université d’Abomey-Calavi continuent la lutte devant leur permettre d’obtenir la session de rattrapage pour le compte de l’année académique en cours. Pour se faire entendre devant l’autorité de tutelle, ces derniers ont initié ce mardi 26 juillet une marche en direction du ministère de l’enseignement supérieur. Démarrée sur le campus d’Abomey-Calavi, ladite marche a été interrompue au niveau de la bourse du travail par les forces de l’ordre.  

Le bras de fer qui oppose les étudiants aux autorités rectorales au sujet de l’organisation de la session de rattrapage est loin de connaître son épilogue. En dépit du dernier communiqué du rectorat pour calmer les ardeurs, les responsables étudiants n’entendent pas baisser les bras. Les différentes organisations syndicales estudiantines ont mobilisé tôt dans la matinée de ce mardi leurs camarades pour manifester leur mécontentement devant le ministère de l’enseignement supérieur. Une longue marche qui a pris corps depuis le campus mais qui finalement a été stoppé par les éléments de la police nationale qui attendaient les manifestants à la bourse du travail. Face au déploiement des hommes en uniforme, les étudiants manifestants ont voulu tenter l’impossible en forçant le passage. S’en ai suivi une riposte policière ayant conduit à l’utilisation de gaz lacrymogène.  Il a suffit quelques minutes pour maîtriser la situation. La marche a été donc étouffée sous la présence du préfet du département du littoral Modeste Toboula. Quelques blessés ont été enregistrés dans le rang des étudiants. Certains parmi eux ont été arrêtés avant d’être relaxé. Les responsables des organisations estudiantines à but syndical estiment que le préfet Modeste  Toboula fait preuve de zèle et doit présenter des excuses publiques à la communauté estudiantine. Les manifestants ont promis revenir à la charge incessamment. Cette guéguerre au sujet de la session unique dure depuis bientôt deux ans. En 2015, des concessions avaient été faites entre étudiants et le gouvernement défunt. Un séminaire national sur le système Lmd avait été promis mais est resté sans suite. Lors d’une orale de trois ministres du gouvernement dont celle de l’enseignement supérieur vendredi 22 juillet dernier, Marie Odile Attanasso a évoqué cette question sur le séminaire concernant le système Lmd. A en croire l’autorité de tutelle, des attaches sont prises par le gouvernement pour l’effectivité de cette rencontre entre les différents acteurs universitaires. Entre autres revendications des étudiants, il faut signaler le retard observé dans le paiement des allocations universitaires.

Marcus Koudjènoumè