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houndegnon3C’est pour présenter les excuses de la police nationale au député Pascal Hessou que le Général Louis Philippe Houndégnon s’est rendu au domicile de ce dernier hier lundi 05 octobre 2015. L’homme était accompagné par certains ténors de sa troupe dont le Commissaire divisionnaire de la police et le Directeur départemental de la police des départements du Mono et du Couffo. Cela fait suite à la perquisition effectuée  par la Brigade économique et financière le samedi 03 octobre dernier au domicile de l’honorable à ‘’Dékpo’’. 

Suite à l’arrestation de certains faussaires de billets de banque le week-end écoulé dans les départements du Mono et du Couffo, la Brigade économique et  financière a fait irruption au domicile de Pascal Hessou pour effectuer une perquisition. Ce qui n’a pas été gout du député. Informé de la maladresse de ses hommes, le Directeur général de police nationale à la tête d’une forte délégation a fait une descente au domicile de l’honorable  pour implorer sa clémence sur l’acte qui a été posé par ses agents. Selon le Dgpn Louis Philippe Houndégnon, sa descente chez le député vise au delà des excuses, à le rassurer « comme quoi la police n’a rien contre sa personne. Pour lui, seules les mauvaises langues savent pourquoi elles font croire à l’opinion publique que c’est la personne même de l’honorable Hessou qui est visée ». Revenant sur  la visite de la bef au domicile du député, le Dgpn a signalé que  la perquisition de la police visait plutôt des faussaires des billets de banque auprès de qui l’une de ses unités a saisi une somme de trente cinq millions de francs CFA. Mais continue-t-il, les éléments de la police mal renseignés ont été orientés vers la maison de l’honorable où ils ont ouvert des portes. Il a ensuite apaisé le député Hessou en déclarant que la perquisition ne l’implique en rien. Le député Pascal Hessou pour sa part a salué la démarche du Directeur général de la police qui a fait le déplacement sur ‘’Dékpo’’ mais s’est réservé d’accepter immédiatement le pardon de la police. « Pour l’humiliation et la frustration que j’ai subies dans cette opération, je me donne le temps de réflexion et je vous dirai par la suite ce qui sera », a martelé le député.

Judith Rolande Capo-Chichi