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presidenceLes Organisations de la société civile ne sont pas favorables à l’idée de la modification de la loi fondamentale du pays agitée par certains députés. Elles l’ont fait savoir à l’occasion de leur rencontre avec le Chef de l’Etat hier mercredi 20 mars 2019 à La Marina.

Dans la perspective de l’apaisement de la crise sociopolitique le président Patrice Talon a rencontré la plateforme des Organisations de la société civile. Cela, en vue de partager avec elles les motivations de ses réformes et surtout le souci de rationaliser le paysage partisan, afin d’avoir à terme, de vrais partis politiques, à influence nationale, et qui génèrent des dirigeants de qualité. Selon le président de la République, toutes les autres réformes engagées doivent être soutenues par celle du système politique et partisan car c’est la qualité du personnel politique qui impacte la vie nationale dans tous les secteurs. Il a partagé avec ses hôtes, l’impérieuse nécessité d’engager le pays sur du sérieux. «  C’est ce qu’il nous a manqué jusqu’ici et qui fait que nous ne nous développons pas », a-t-il déploré. Il a, par ailleurs, rappelé que les textes aujourd’hui querellés ont fait l’objet de débats des acteurs avant leur adoption par l’Assemblée nationale. A cet effet, il a souligné que la Charte des partis politiques en particulier, a été voté presque à l’unanimité des députés. Ce qui doit faire interroger sur les motivations de ceux qui en demandent l’abrogation aujourd’hui. Le Chef de l’Etat a également rappelé que chaque fois que les députés de l’opposition ont fait échec à des textes de loi qu’il a soumis au Parlement, il s’est incliné en bon démocrate. Composée de Fatouma Batoko Zossou, Gustave Assah, Ralmeg Gandaho, Martin Assogba, Maryse Glèlè Ahanhanzo …, la délégation des acteurs de la Société civile a affiché sa satisfaction pour la démarche du président de la République consistant à rechercher l’inclusivité des législatives. Pour les acteurs de la Société civile, le pays est foutu  si on remet en cause les réformes ! « Quand on est démocrate, on suit les textes », ont-ils martelé. Cependant, ils ont rejeté les propositions de prolongation du mandat des députés et de la révision de la Constitution. Toutefois, ils ont insisté sur le délai constitutionnel du 15 mai pour l’installation de la 8ème  législature. Par ailleurs, les Osc ont souhaité que les partis politiques qui soutiennent les actions du Gouvernement participent pleinement au débat en cours pour faire avancer les choses. En réponse, le président Talon a fait observer qu’il n’a pas le pouvoir de suspendre le processus électoral, mais qu’il est de son devoir de travailler à la tenue des élections à bonne date. Ce à quoi il s’est engagé, invitant les Osc à poursuivre leur œuvre de sensibilisation des populations pour des élections pacifiques.

 Odi I. Aïtchédji