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TOGBE-JEAN-DOSSOULe partenariat de Ouagadougou tient depuis de ce mercredi 9 décembre sa 4e réunion annuelle à Cotonou. Pendant trois jours, les participants venus de neuf pays de l’Afrique de l’ouest et membres dudit partenariat vont échanger sur les approches et stratégies aptes à accélérer la mise en œuvre des plans nationaux de planification familiale. C’est le ministre de la santé Jean Dossou Togbé qui a procédé au lancement des travaux à l’hôtel Azalaï.

La conférence internationale qui se tient du 9 au 11 décembre prochain à Cotonou vise à célébrer les progrès réalisés dans le renforcement de l’accès aux méthodes de contraception moderne dans les neuf pays que composent le partenariat de Ouagadougou à savoir le Bénin, le Burkina-Faso, la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Togo. Cette 4e réunion annuelle mettra l’accent sur la contribution de la planification familiale pour l’atteinte des nouveaux Objectifs de Développement Durable. Une occasion pour les gouvernements de chaque pays et les partenaires techniques et financiers de procéder au bilan des quatre dernières années d’existence de ce creuset. Une vision commune et des objectifs futurs pour la période 2016-2020 seront définis à la fin des assises. En lançant le partenariat de Ouagadougou en 2011 au Burkina-Faso sous le thème « urgence d’agir », les neuf pays précédemment cités s’étaient fixés l’objectif commun d’atteindre en fin 2015, un million de femmes additionnelles sous méthodes modernes de contraception. Un pari qui selon Fatimata Sy, directrice de l’unité de coordination du partenariat de Ouagadougou a été gagné puisqu’aujourd’hui plus de 1,2 millions de femmes ont recours à ces méthodes. Les 4 prochaines années sont placées sous le thème « la phase d’accélération » avec pour objectif la consolidation des acquis et intensification des interventions à haut impact. Le partenariat de Ouagadougou devra permettre les années à venir de doubler son objectifs initial et d’atteindre plus de 2,2 millions de femmes additionnelles sous méthodes contraceptives modernes. Les 9 pays partenaires ont adopté une approche commune qu’ils nomment « 3D ». Il est question de ‘’démocratisation’’ visant à faciliter l’accès de tous sans contrainte aucune aux services de planification familiale, la ‘’déminéralisation’’ qui permet aux travailleurs non médicaux de fournir une vaste gamme de services en planification notamment aux populations vulnérables et la ‘’décentralisation’’ dont l’objectif est de renforcer les systèmes de santé. Dans son speech, le directeur de l’organisation ouest africaine de la santé, Xavier Crespin a expliqué que la planification familiale est un enjeu de développement puisqu’elle permet de sauver des vies et d’améliorer la santé de la mère et de l’enfant. D’après les statistiques, l’Afrique de l’Ouest connaît les taux de fécondité les plus élevés au monde avec une moyenne de 5,5 enfants par femmes. Ce qui fait de cette partie du continent le nombre important de grossesses non planifiées. Une situation qui d’après les experts présente de graves risques pour la santé des mamans et des enfants. Environ trois femmes meurent chaque heure de causes liées à la maternité. La 4e réunion annuelle du partenariat de Ouagadougou  prend fin vendredi prochain avec présentation des conclusions et recommandations à soumettre à la prochaine réunion ministérielle.

Marcus Koudjènoumè