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L’Asr de Romain Léandre Kiki dit oui à la révision

S’invit  ant dans le débat sur la révision de la constitution, l’Alliance sursaut républicain estime que la démarche du chef de l’Etat est conforme à la loi fondamentale et invite les Béninois à faire confiance aux députés. Lire le communiqué de presse à ce sujet.

Communiqué de presse
Révision de la Constitution : Faisons confiance aux députés
 Le 15 mars 2017, le président de la République a transmis à l’Assemblée nationale, le projet de loi portant modification de la constitution du 11 décembre 1990. Cet exercice présidentiel a conduit notre pays, le Bénin  dans une ébullition démocratique. Différentes couches de la société (groupes politiques, société civile, universitaires…) débordent d’énergies.
L’Alliance sursaut républicain (Asr) apprécie à sa juste valeur cette polémique suscitée par l’enclenchement du processus de révision de la constitution. En effet, ce débat en cours doit être considéré comme un baromètre positif de l’éveil politique et citoyen de notre peuple, et celui de son intimité avec notre loi fondamentale.
Faut-il oui ou non redonner vie à notre constitution du 11 décembre 1990 ? L’Alliance Sursaut Républicain répond Oui.
Est-on dans la procédure prévue par la constitution pour sa propre révision ?
Notre réponse à cette question se trouve dans notre communiqué de presse du 17 septembre 2013 au moment de la controverse provoquée par la transmission le 6 juin 2013 du projet de révision à l’Assemblée nationale par le régime de la refondation. Nous écrivions : « Le processus de révision de la constitution engagé par le président de la République est dans la droite ligne des réformes indispensables pour lesquelles il est élu. Jusqu’à présent toutes les étapes franchies dans cette entreprise respectent les dispositions de la constitution » – (Cf. quotidien La Nouvelle Gazette N°303 du lundi 23 septembre 2013).
Deux ans six mois plus tard, l’éthique politique nous oblige à reconnaître que, la procédure empruntée aujourd’hui par le président Patrice Talon, est belle et bien conforme aux dispositions de la constitution.En saisissant le Parlement, le présidentTalon n’a fait qu’usagede ses prérogatives conformément aux dispositions des articles 57, 154 et 155 de la constitution.
A l’étape actuelle du processus, la balle est dans le camp des honorables députés à qui il revient de jouer leur partition au nom du peuple en se fondant sur  l’article 4 de la constitution qui dispose que : «Le peuple exerce sa souveraineté par ses représentants élus et par voie de référendum. Les conditions de recours au référendum sont déterminées par la présente constitution et par une loi organique ».
Cependant, importe – t – il de souligner que le référendum en question  n’est faisable que si le projet de révision n’obtient  les quatre cinquième du vote des députés (article 155). Ainsi donc, explorer une voie autre que celle prévue par la constitution dans le cas d’espèce, c’est suspendre la constitution.
Le chef de l’Etat, le président Talon dans son adresse à la Nation le 23 mars 2017, a déclaré « …Ainsi, de même que mon rôle fut d’opérer des choix, de même le sien (assemblée nationale) sera d’apprécier ces choix, de répondre aux questions que chacun d’entre nous est fondé à se poser : les modifications proposées renforcent-elles la démocratie ? Préservent-elles nos libertés ? Permettent-elles une meilleure reddition de comptes ? Organisent-elles mieux la vie politique ? Favorisent-elles le développement économique et social ainsi que l’épanouissement individuel et collectif ? Chaque fois que la réponse à l’une de ces questions est négative pour l’une quelconque des propositions de modification, celle – ci pourra être rejetée ».
C’est donc rappeler que le projet de révision de la constitution en étude au Parlement est amendable article par article et même rejetable.  Exiger son retrait pur et simple, nous paraît excessif et constitue un refus à l’Assemblée nationale d’exercer l’une de ses prérogatives.
L’Asr qui a déjà remis ses observations aux députés, invite les uns et les autres à rester dans le cadre prévu par la constitution. Que les antirévisionnistes et autres sceptiques continuent de jouir de leur droit constitutionnel d’opinion et de manifestation, mais  n’empêchent aucune institution impliquée dans le processus de jouer son rôle.
Pour finir, l’Asr exprime sa confiance à la représentation nationale. Elle invite le peuple à faire confiance à nos députés et à toutes nos institutions qui, depuis 1990 ont fait de notre  constitution, celle de tous les records en Afrique.
 
Cotonou, le 28 mars 2017
 Le Coordonnateur général
 Romain Léandre D. Kiki