Spread the love

Commercialisation coton(Une embellie de 700.000 tonnes attendue)

Dans le cadre de la commercialisation du coton comptant pour la campagne cotonnière 2018-2019, c’est l’arrondissement d’Angaradébou, dans la Commune de Kandi qui a été retenu par le Gouvernement et les responsables de l’Association interprofessionnelle de coton (l’Aic) pour abriter, hier jeudi 18 octobre 2018,  la cérémonie officielle. Elle a été  présidée par Serge Ahissou, ministre de l’industrie et commerce et son homologue de l’agriculture de l’élevage et de la pêche.

«Au regard des conditions qui ont prévalu au cours de cette campagne 2018-2019, il est à espérer que la production avoisinerait les 700.000 tonnes de coton graine ». C’est au regard de cette ambition du président de l’Aic que les membres du Gouvernement ont procédé au lancement officiel de la compagne de commercialisation du coton. Selon Mathieu Adjovi, cela traduit parfaitement la volonté manifeste des producteurs à produire davantage du fait de la gestion professionnelle des deux campagnes écoulées.  A l’en croire, ce record attendu positionne chacun des acteurs face à  de nouveaux défis. Cependant, Mathieu Adjovi et son équipe, sont sereins. Comptant sur l’engagement des égreneurs, des transporteurs et les autres acteurs de la chaîne, ils pensent que des dispositions idoines sont prises pour mettre le coton à l’abri des intempéries telles les mouilles et les incendies susceptibles d’inhibées les efforts consentis. De son côté, l’Aic en relation avec le Gouvernement et les structures concernées ont pris également des mesures d’accompagnement à travers la réfection imminente des pistes coton et d’évacuation des produits agricoles, la préparation des marchés autogérés et l’élaboration du premier plan d’évacuation. D’autres facilités sont aussi prévues pour accélérer le processus. Sans se verser dans une satisfaction béate, le président de l’Aic, après avoir dressé le bilan élogieux de la campagne passée, a indiqué que l’or blanc augure un lendemain meilleur au Bénin. Il n’a pas manqué d’évoquer le motif qui sous-tend le choix de Kandi pour accueillir le présent évènement. Pour lui, cette Commune est à l’honneur à cause de l’excellence de ses braves producteurs qui ont prouvé leur capacité de production. « Le département de l’Alibori mérite vraiment cette attention particulière puisque pour la campagne 2017-2018, il a produit 297.936 tonnes de coton graine soit 49,82% de la production nationale », a-t-il déclaré. Pour cette campagne, le coton 1er choix est cédé à 265F Cfa le kilogramme tandis que  celui du 2ème choix est vendu à 215F Cfa.

 Les recommandations de Dossouhoui

 Le ministre de l’Agriculture de l’élevage et de la pêche (Maep), Gaston Dossouhoui, n’a pas caché sa satisfaction par rapport au professionnalisme, à l’efficacité,  à la performance et au  respect des engagements dont l’Aic et les siens ont fait montre depuis l’avènement de l’actuel régime. Tout en saluant les acteurs à divers niveaux et le Chef de l’Etat, il a demandé aux producteurs d’observer le mécanisme de l’Aic en vue de maintenir le cap. « Je voudrais souhaiter que les différents intervenants  respectent les règles éditées pour la gestion des flux physiques financiers conformément au mécanisme de l’Aic dans les domaines d’approvisionnement des usines, du règlement des factures de livraison, de la récupération du crédit intrant et du paiement de fonds coton au profit des producteurs », a-t-il fait savoir Il a en outre recommandé aux producteurs de commercialiser leur coton dans leurs Cvpc d’origine. Quant aux transporteurs, il leur a exigé de respecter les prescriptions des opérationnels donneurs d’ordre. Car a-t-il martelé, aucune fraude ne sera tolérée. Abondant dans le même sens, Serge Ahissou, le ministre de l’industrie et du commerce, a rassuré les producteurs de la fiabilité des balances mises à leur disposition pour les opérations de pesé. « L’Aic a procédé à la sélection de prestataires agrées. Ils sont déjà avec vous pour la révision de ces instruments afin de les mettre aux normes pour des transactions dans un esprit de transparence et de fiabilité », a-t-il dit en demandant aux producteurs d’être vigilants afin que tous se passe dans les règles de l’art.

 Zéphirin Toasségnitché

(Br Borgou-Alibori)