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AdihouLorsque dans la vie on a été marqué par les événements, la seule envie que l’on a est de matérialiser la somme des expériences douloureuses capitalisées et de les partager avec les autres. Et c’est ce qu’a compris l’ancien ministre Alain François Adihou en mettant sur le marché du livre « La force de la persévérance ». Lancé samedi 24 février 2018 au Chant d’oiseau à Cotonou, l’ouvrage, le 5ème dans le répertoire littéraire de l’auteur, peint sa mésaventure en prison. Un séjour carcéral de 1011 jours bâti sur une rocambolesque affaire de distraction de fonds de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi). Et c’est à juste titre que le présentateur de l’œuvre, Tanguy Agoï, a indiqué : « Quand on parle de Alain François Adihou, il y a deux échos que ça donne. Le premier, c’est la prison. Le second, c’est la Lépi ». C’est donc pour laver son nom embourbé à tout point de vue, qu’il sort de sa réserve en publiant successivement quatre ouvrages consacrés au sujet de la Lépi. Le dernier évoque l’énorme douleur générée, notamment les dommages à lui causés. Entre autres torts à lui faits, l’humiliation sociale et politique, une carrière internationale brisée, l’isolement, la prostration. Tout ceci pour avoir été désigné par le président Mathieu Kérékou pour piloter le projet de la Lépi qui était vue par certains politiciens véreux comme une occasion d’enrichissement. « Pour les politiciens, la priorité n’était pas d’améliorer la qualité du système électoral, mais de profiter de la manne qui était là », a souligné Tanguy Agoï pour certifier la thèse de complot politique contre l’ancien ministre chargé des relations avec les institutions. Bien qu’ayant fait de façon injuste trois ans de prison, l’auteur ne rumine aucune révolte contre ses bourreaux. Au contraire, il leur pardonne leur crime et donne dans « La force de la persévérance » les clés pour supporter la douleur morale que certains esprits retors vous infligeront. « La force de la persévérance », c’est un livre à suspense qui dévoile les identités de certains « méchants de la République ».

 Joël Samson Bososu