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Lani-Davo
Bernard Lani Davo

Dans son intervention sur la radio Océan fm le dimanche 25 octobre 2015,  a exhorté la classe politique et les populations pour le choix d’un candidat issu d’un parti politique dans le cadre de la prochaine présidentielle. Pour lui, les partis politiques sont des creusets au sein desquels il existe le personnel compétent pour diriger. Il a dénoncé l’habitude qui consiste, ces dernières années, à choisir des personnalités inconnues comme ministres. S’il n’est pas contre la candidature des opérateurs économiques, Bernard Lani Davo pense que ce ne sont pas les plus indiqués pour diriger. « Est-ce qu’ils ont l’expérience politique nécessaire ? » S’est-il demandé. Selon lui, un mandat ne peut pas suffire pour mener à terme des réformes. Au-delà de la question de la candidature des opérateurs économiques, la pléthore de candidats ne le gêne pas outre-mesure. « Ils sont des citoyens », a-t-il affirmé. Mais, pour l’ancien ministre, il faut opérer des réformes salutaires pour maintenir le cap de la bonne gouvernance comme souhaitée par la Conférence nationale. A ce propos, il a regretté la manière dont les institutions de la République sont traitées par le régime. La Cour constitutionnelle et la Haac ne sont pas bien traitées. « Cela n’honore pas la démocratie », a déclaré l’invité. Quant à la Renaissance du Bénin (Rb), il a affirmé que c’est un parti bien géré et bien structuré, et qui, vaille que vaille, maintient une survie sur l’échiquier politique national. La preuve, le parti dirige encore plusieurs communes. Face à la hausse de popularité du maire de Bohicon, Luc Atrokpo, Lani Davo met le parti au-dessus des rivalités et des personnalités. Selon lui, les relations entre Léhady Soglo et le maire de Bohicon sont toujours au beau fixe. Dans son intervention, il n’a pas manqué de rendre hommage au président Mathieu Kérékou. Pour lui, sa mort est une « perte » pour la Nation. Car, a-t-il expliqué, on espérait que, depuis sa retraite des filaos, il intervienne, de temps en temps, pour mettre les pendules à l’heure, quand les acteurs politiques tentent de dépasser les limites. Il a, par ailleurs, loué les qualités d’homme d’Etat du disparu, appréciant ses actes en faveur de l’unité nationale et son rôle prépondérant dans la construction de l’Etat de droit.

 AT