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Michellle Adjovi a une pensée spéciale à l’endroit des femmes

Nous rendons un vibrant hommage aux braves femmes pionnières. Celles-là qui ont œuvré au fil des ans, avec courage et détermination, pour qu’advienne la consécration de la Journée internationale de la femme. Nos hommages vont également aux vaillantes amazones des temps modernes qui impactent au quotidien la jeune génération montante par leur combativité et leur leadership.

Dans nombre de pays africains cette journée est une occasion de réjouissance, de folklore, de beaux discours. Et juste après tout, s’arrête pour voir au galop revenir la routine sans aucune innovation majeure. A notre humble avis, le 8 mars loin d’être un simple moment festif devrait, entre autres, servir de creuset de réflexion et d’appel à l’éveil de conscience des femmes pour de plus grandes avancées.

 La femme, source de vie

 Il est juste et bon de célébrer et de rendre gloire à la femme comme mère qui donne la vie ; la femme comme pilier de la famille, socle de la société ; la femme comme des tresseurs de corde qui tissent et qui transmettent un idéal d’une génération à l’autre ; la femme comme militante des droits de la personne humaine ; mais aussi et surtout la femme comme porte-flambeau du renouvellement et de continuité de l’humanité dont elle assure la modulation de fréquence.

 Originellement la femme est créée pour perpétuer et construire avec un matériau sélectionné la vie. Très tôt, elle a pris conscience de l’importance de cette noble mission et   s’est totalement et complètement vouée à la tâche. Durant des siècles voire des millénaires, rares sont les femmes qui osaient entreprendre une activité rémunératrice à l’extérieur de leur concession. Gardiennes de temple et de tradition, elles se donnaient avec dextérité dans l’art éducationnel porté par un idéal.

 Le monde bouge et tout évolue à grands pas y compris certaines pratiques rétrogrades. Les mouvements progressistes doublés de la fougue combative d’intrépides femmes ont permis l’éclosion d’une nouvelle ère. La femme africaine sans se faire prier, a osé en toute responsabilité prendre son destin en main en secouant l’arbre qui cachait la forêt. Devenue plus audacieuse, réaliste et pragmatique, elle montre et démontre de jour en jour son aptitude d’assumer sa destinée en manifestant des qualités de décision, d’intelligence et d’initiative nécessaires pour mener et remporter de grandes victoires.

Mais malgré cette avancée notoire, des inégalités subsistent encore dans maints domaines. La quête pour l’égalité des droits humains au bénéfice de la femme est une œuvre de longue haleine. Pour y arriver, il est impérieux de continuer sans répit l’instruction de la jeune fille. Car qui éduque la femme, bâtit la nation.

 Aujourd’hui, il est une évidence qu’aucune solution durable aux grands défis de développement ne saurait être trouvée sans l’implication des femmes. Toutefois, pour raison d’émancipation la femme ne doit pas privilégier sa carrière au détriment de sa mission originelle. Elle se doit de jouer pleinement sa partition dans l’éducation et la construction de ses enfants, gestionnaires de la cité de demain. Le monde sera bien meilleur avec moins de conflits fratricides et d’intolérance si la femme prenait davantage conscience de l’acuité de son rôle de mère, de formateur et d’instructeur. Quel enfant ne nait-il pas d’une femme ? Des deux géniteurs indispensables pour la conception, seule la mère est capable d’influencer directement sur la graine plantée en y apportant les meilleurs éléments nutritifs nécessaires à l’amélioration et à la régénération d’un monde épris de paix, de tolérance, de sagesse et d’amour. En somme, la femme ne serait-elle pas un don de Dieu pour l’éternité de l’humanité ?

 L’autonomisation des femmes, bien-être de l’humanité

 Tout être humain aspire à la liberté d’où le libre arbitre accordé à l’individu par la nature et qui est l’un de ses attributs essentiels. En fait c’est dans l’exercice de cette autonomie d’action que la femme a opté accéder à une formation professionnelle, à un métier ou encore à une activité lucrative qui lui permet d’assurer son indépendance financière. Première à se lever et dernière à se coucher, la femme africaine reste et demeure très active dans le domaine socioéconomique où elle figure en bonne place. Son choix d’entreprendre et de gagner sa vie lui permet de s’épanouir. Bien évidemment lorsque la femme est heureuse, son bonheur et son bien-être rejaillissent sur sa famille et par ricochet sur toute la société. Etre de parole et d’engagement, la femme réussit généralement tout ce qu’elle entreprend de beau et de constructif. Sa promotion et sa visibilité dépendent de sa détermination et du sérieux de son travail au quotidien. Pour gagner le pari, elle doit se départir des sentiers battus et oser ramer à contre courant ; prendre de nouvelles initiatives et ne jamais baisser les bras ni s’empêtrer dans la routine qui sclérose et qui tue à petits coups. La créativité, le sens de remise en cause et l’ouverture d’esprit pour appendre constituent le leitmotiv des vainqueurs.

Le pouvoir s’acquiert. Selon nous, il n’y a pas de raison à quémander quoi que ce soit. Il faut se battre et gagner pour mériter la couronne. A compétence égale, valeur égale sans distinction de sexe, de religion, d’appartenance ethnique et de conditions sociales.

 Le succès découle de la compréhension et la reconnaissance du pouvoir intrinsèque, le courage d’oser et la foi de l’action. Rien ne surgit du néant. A plus forte raison la réussite qui se prépare mentalement par des idées novatrices, la confiance en soi et la foi de gagner. A cette fin, l’instruction de la petite fille s’avère indispensable. L’enseignement dont il est question ici est compris dans le sens d’aider l’enfant à s’ouvrir et à éveiller ses potentialités tout en lui permettant de se découvrir, le renforcer en connaissances et en savoirs pour lui permettre de faire une opinion de lui-même.

Pour finir, nous faisons nôtre la célèbre maxime de Jacques Cœur : «A cœur vaillant, rien d’impossible». Femme, crois en toi.

Fructueuses réflexions et que des idées lumineuses jaillissent comme de l’eau de source.

 Micheline Adjovi, Psychologue de l’enfance