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PCB-PRESSELe Parti Communiste du Bénin (Pcb) a présenté une image d’un Bénin en souffrance sur tous les plans. C’était au cours d’un point de presse qu’il a organisé à son siège dans la soirée d’hier, mercredi 19 Août 2015 à Cotonou.

C’est un Bénin en crise qu’a décrit le parti communiste du Bénin. Selon son premier secrétaire national, Philipe Noudjènoumè : « Tous les paramètres prouvent aujourd’hui que notre pays est en crise. Crise économique, crise culturelle, crise éducationnelle, crise morale, crise institutionnelle ». Revenant sur décision Dcc 15 – 156 du 16 juillet 2015 de la cour constitutionnelle, Philipe Noudjènoumè trouve que c’est une décision honteuse. Pour lui : « Notre constitution est morte. La Cour Holo a déchiré en lambeaux notre constitution ». En réaction à cette décision que le Pcb trouve honteux, le parti projette faire une pétition en vue de rejeter ladite décision. Après le premier secrétaire national, c’est le porte-parole du Pcb, Jean Kocou Zounon qui a pris la parole pour dénoncer les conditions d’organisation des élections et le non respect du code électoral, mais aussi la promesse non tenue du Chef de l’Etat de bouter hors du Bénin la corruption. « Yayi Boni avait promis d’éradiquer la corruption. À la fin de ses deux mandats, il se trouve laissés des dossiers de corruption les uns les plus gros que les autres. Les discours sur la lutte contre la corruption se sont révélés faux » a laissé entendre Jean Kocou Zounon. Dans la résolution de la crise que vit le Bénin, le porte-parole du Pcb pointe du doigt le peuple béninois, seul habilité à trouver une solution durable : « le seul recours, c’est donc maintenant le peuple. Et à ce peuple, le comité central du parti communiste dit : il faut un sursaut national. Il faut se lever pour sauver le pays de la catastrophe ». Par ailleurs, le Pcb propose comme thérapie complémentaire, la refondation des règles du vivre ensemble, la convention patriotique des forces de gauche et une nouvelle gouvernance.

Inès Zounnon