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cos-lepiLe processus d’actualisation de la liste électorale permanente informatisée suit son cours selon Alexandre Biaou, rapporteur du Cos Lépi et coordonnateur au budget. Il a affirmé que l’enrôlement des béninois de l’extérieur va commencer le 1er novembre et sera réalisé pendant deux semaines. Il l’a fait savoir à travers une interview accordée à Océan Fm. Néanmoins, les membres du Cos Lépi espèrent le décaissement du reste du budget pour mener à bien leur mission. Lisez ci-dessous l’entretien.

Le délai du processus de l’actualisation de la Lépi a été prolongé et a pris fin le dimanche dernier, dites nous ce qu’on peut retenir de cette opération ?

On peut retenir qu’au niveau national, on est rassuré que la collecte des réclamations a été exhaustive et a été donc bien réalisée. Nous attendons le retour des différents formulaires pour qu’on puisse intégrer des corrections. Et avec cette correction, on est sûr que les corrections pourraient être apportées à la liste électorale au niveau national. Parallèlement à cela, nous avons pris en charge les recours formulés au niveau de la cour constitutionnelle pour enrôler un certain nombre de citoyens, nous avons pris en compte ces recours au niveau de Glo Djigbé, So-Ava, Otola et à Savè. Dans d’autres localités, il y a eu aussi des réclamations envoyées directement au niveau du Cos. A côté de cela, les compatriotes qui vivent à l’extérieur et qui ont vécu à l’extérieur pendant les opérations et qui sont actuellement sur le territoire et qui n’ont pas pu prendre part aux opérations ont été admis à régulariser leur situation. Et donc, nous avons pris ces recours individuels, donc il y a tout un tas de travail de correction et de prise en compte des citoyens non enrôlés avant et à ce jour on peut être certain que cette phase de complétude de la liste au niveau national est réalisée. Nous travaillons actuellement à préparer l’envoi d’une mission de prospection pour préparer l’enrôlement des béninois de l’extérieur.

Pour une durée de combien de temps ?

Nous avons prévu une mission d’une semaine pour préparer l’arrivée des agents qui vont enrôler les béninois de l’extérieur. La mission de prospection prend contact avec les autorités au niveau des ambassades et au niveau des pays hôtes, ensuite identifier les centres d’enregistrement, sensibiliser les béninois de l’extérieur à travers les différentes associations et les inviter à satisfaire la formalité d’enrôlement dans le cadre de la Lépi.
L’enrôlement normal va durer pendant combien de temps ?
Nous pensons qu’en deux (2) semaines de travail, l’enrôlement sera réalisé.

Ça démarre quand ?

En principe, nous comptons démarrer à partir du 1er novembre. Donc les missions vont partir d’ici à là. Nous travaillons en symbiose avec le ministère des Affaires étrangères, la société civile et la presse.
Vous aviez parlé de l’actualisation au plan national, et donc actuellement on n’a pas de chiffres ?
On ne peut pas donner de chiffres et d’ailleurs je ne suis pas la personne la plus indiquée pour faire le point de l’opération, mais tout ce que je peux vous dire c’est que tout se passe comme prévu.
Pour cette phase, on a l’impression que les gens ne sont pas sortis pour ?
Les gens qui doivent sortir sont ceux qui ont des réclamations à faire. Les noms mal écrits ou les centres de vote mal identifiés ou bien la photo inappropriée. Donc, ce sont ceux qui ont des problèmes qui doivent sortir pour aller faire des réclamations. Et cette phase était également indiquée pour radier les personnes décédées ou les personnes ayant été déchues de leur droit de vote. Donc, cette charge revenait donc au chef village ou aux familles de prouver que certaines ont perdues leur droit de vote soit parce qu’elles sont décédées, soit parce qu’elles sont déchues. Donc c’est une situation normale. Quand beaucoup de gens vont sortir c’est que ce qui a été fait est mauvais. C’est un travail de correction et c’est un travail au cours duquel nous allons prendre en compte les nouveaux majeurs. Ceux qui ont 18 ans seront pris en compte et ça, c’est une opération informatique que nous avons réalisée dans l’enceinte du Cos.

Donc c’est une infirme partie de la population qui est concernée ?

Evidemment. Quand on dit réclamation, tout le monde ne réclame pas. Donc c’est pour ça que vous dû constater cette faible affluence mais la qualité n’est pas jugée par le niveau d’affluence, mais l’idée est de rendre perceptible la liste.
On est à un mois et demi du deadline que vous avez donné, le 15 décembre, est ce que vous pensez tenir le pari ?
On y travaille, soutenez nous dans le travail pour qu’on puisse tenir. Je pense qu’on est toujours dans ce sillage. Rien n’augure qu’on aurait la liste le 15 décembre. Gardons l’espoir, gardons l’espérance et accompagnez nous pas votre soutien.
Le budget a été débloqué ?
Oui. Le gouvernement a adopté le budget en conseil des ministres. Il y a eu un premier décaissement de trois (3) milliards qui nous permet de fonctionner. Donc, on n’a pas de problème budgétaire avec la mise ne œuvre des activités.

Donc vous espérez les trois (3) autres milliards ?

Oui, c’est au fur et à mesure qu’on décaisse. Nous avons un plan de décaissement qui est suivi pour le moment et on a des raisons de croire que tout va bien se passer.

Rappelez nous le montant du budget ?

Nous un budget de l’ordre de six (6) milliards pour conduire les travaux et 50% subsidiaire est déjà en place. Donc, c’est une prouesse.

Le montant de six(6) milliards n’est-il pas trop pour le peu de temps que vous avez à faire (le travail de correction, de l’actualisation ?

Vous savez, le budget c’est l’expression chiffrée de l’évaluation des activités. Donc, il n’est pas fixé au hasard. C’est un travail de planification. A la limite, on a été suffisamment modeste par rapport au chiffre de ce budget.

Propos transcrits par Judith Rolande Capo-Chichi