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educationReçu sur l’émission « Zone franche » de Canal 3, hier dimanche 2 octobre 2016, le directeur de cabinet du ministre de l’Enseignement maternel et primaire, Déwanou Avodagbé, a fait le point des dispositions prises par le gouvernement pour une rentrée 2016-2017 apaisée. Il est à retenir que la gratuité de l’enseignement n’est pas supprimée et que la rentrée académique commence effectivement ce jour.
Les dispositions prises par le gouvernement dans le cadre de la rentrée scolaire 2016-2017 visent un meilleur suivi de l’enseignement. C’est en clair ce qu’on retient de l’intervention du directeur de cabinet, Déwanou Avodagbé,  sur l’émission « Zone franche » de Canal 3. « L’opération de suppression et de fusion d’écoles permet non seulement de faire face au déficit d’enseignants et aux difficultés logistiques, mais aussi de garantir aux élèves un meilleur encadrement. Ainsi, il y aura moins d’écoles à superviser par le corps de contrôle, ce qui favorisera un bon encadrement des apprenants», a-t-il laissé entendre. Déwanou Avodagbéa a indiqué que la fusion a tenu compte des effectifs, de sorte qu’il n’y ait pas plus de 50 élèves par salle de classe. Les classes qui présenteraient un effectif pléthorique seront dédoublées, a-t-il précisé tout en mettant l’accent sur le Cm2 du fait des échecs massifs. Le directeur de cabinet du ministre des Enseignements maternel et primaire a annoncé un total de 33 234 enseignants déployés dont 30 052 pour le primaire et 3182 pour la maternelle. « L’année scolaire 2015-2016 a été conduite à terme avec un déficit de plus de 13 mille enseignants. En outre, plusieurs enseignants sont admis à faire valoir leurs droits à la retraite. Ce qui hausse le déficit à 17105 enseignants. Pour faire face à cela, le gouvernement actuel, à travers la fusion des écoles, a redéployé 3300 enseignants, 6173 élèves-maitres en professionnalisation… En tout, 9723 enseignants ont été mis à contribution et le déficit est désormais de 7392 enseignants », a expliqué Déwanou Avodagbé avant d’assurer que les enseignants ont été outillés pendant deux semaines avant la reprise.
 Gratuité et réformes
 S’agissant de la mesure de la gratuité au primaire, le Dc Déwanou Avodagbé a confirmé qu’elle reste d’actualité. « La gratuité est prévue par la Constitution. Il est dit dans la Loi fondamentale que l’enseignement doit être rendu gratuit de façon progressive. Si elle a commencé déjà, il n’y a pas de raison de la suspendre », a-t-il affirmé. Pour preuve, il a invité les directeurs d’école à aller chercher dès ce jour les subventions dans les recettes perceptions.Ces subventions, selon ses explications, sont destinées au fonctionnement de l’école (matériel didactique ou pédagogique, manuels…) et ne doivent pas servir à construire des salles de classe. Aussi, Déwanou Avodagbé a annoncé une réforme : « On parlera désormais de région et plus de circonscription scolaire. Chaque région sera dirigée par un inspecteur encore en activité. Il sera assisté d’autres collègues et de conseillers pédagogiques pour le suivi et l’encadrement des enseignants.Cette réforme permettra au corps de contrôle d’être en perpétuel contact avec les enseignants ».
 Les inquiétudes de la Cstb
 Le directeur de cabinet du ministre de l’Enseignement maternel et primaire Déwanou Avodagbé s’est étonné de la revendication de la Cstb portant sur les 618 directeurs d’école suspendus.Cette mesure a été prise dans le respect de la loi, a-t-il dit en prenant pour référence l’arrêté du 21 juin 2012 signé par le ministre N’dah. « Un directeur d’école peut être déchargé sans préju-dice de sanction en cas de faute grave ayant fait l’objet d’un rapport s’il est coupable d’insubordination, d’abus d’autorité, de relations douteuses avec les élèves, de toxicomanie, de fraude, d’incompétence  notoire …. sera également déchargé tout directeur dont l’effectif des élèves admis aux examens et certificats  est inférieur à 50% des élèves présentés durant 3 ans de façon consécutive », a rappelé Déwanou Avodagbé tout en précisant que les 618 directeurs d’école suspendus sont ceux dont les écoles ont donné 0% aux examens. « Un directeur qui présente des candidats et n’a aucun admis, c’est qu’il est incompétent », a-t-il certifié. Par ailleurs, tous les enseignants dont les classes sont supprimées, ont été recasés. S’agissant des enseignants avec des arriérés salariaux de plus de dix ans, le directeur de cabinet a fait savoir qu’une commission a été mise en place par le ministre de tutelle pour mettre la lumière sur ce dossier.Quant aux polémiques sur le système éducatif, l’invité a rappelé que la revue des programmes est une exigence de la Conférence des forces vives. « Il n’y aura pas de grève. Je compte sur les syndicalistes, parce qu’ils savent que la meilleure solution, ce n’est pas la grève mais le dialogue », a indiqué Déwanou Avodagbé. En souhaitant du courage aux enseignants, il les a invités à redoubler d’ardeur afin que les critiques portées contre le système éducatif soient limitées.
 Anselme Pascal Aguéhoundé