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Paterno---GomezLe Groupe de presse Le Matinal est en deuil. Nous avons appris avec effroi au petit matin de ce mercredi la mort de notre collègue Clément Dognon, chef bureau régional Alibori Borgou. Il a été froidement abattu dans l’une des ruelles de son quartier à Parakou. Selon le témoignage de son voisin rescapé, les individus qui ont perpétré ce crime s’étaient introduits chez Clément Dognon avant de s’enfuir après son alerte. Le voisin, journaliste à l’ortb encore traumatisé n’a pu nous confier ce qui s’est passé. Mais l’un de nos collègues Paterno Gomez, directeur de Urban fm évoque les circonstances sur la base des déclarations faites à la police. (Lire ci-dessous l’intégralité de sa déclaration).

« Autour de deux heures du matin, des individus ont fait irruption chez lui à la maison. Dans la maison, il y a plusieurs locataires dont un confrère de l’ortb. Ils ont tenté d’entrer dans sa chambre par la fenêtre du salon. Ils ont déjà enlevé les grillages de protection contre les moustiques. Et c’est ce bruit qui a réveillé le collègue de l’ortb, son voisin de chambre. Le confrère ayant vu qu’il y avait des intrus dans la maison a crié au voleur. Donc Clément Dognon est sorti. Les individus entre temps ont pris la fuite et sont partis. Donc, il a pris sa moto et a demandé au collègue de le suivre pour faire la ronde parce qu’il disait qu’il est sûr que les voleurs n’étaient pas allé loin. Ils ont fait une première ronde et sont revenus à la maison. Il a demandé que le collègue l’accompagne à nouveau pour qu’ils fassent la ronde le long de la seconde rue. C’est quand ils ont emprunté cette rue qu’ils ont rencontré les individus qui n’étaient pas vraiment partis loin. Donc ils étaient en embuscade quelque part. Quand ils ont vu la moto venir, ils ont ouvert le feu sur lui et puis il a été atteint à l’abdomen. Il a été d’abor admis dans une clinique du quartier, là les premiers soins ont été faits et il a été déféré au Centre Universitaire Hospitalier départemental (Chd) du Borgou où il a rendu l’âme quelques heures plus tard ».

Léonce ADJEVI