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françoisA-IssèLes négociations entre gouvernement syndicalistes ont repris ce lundi 16 mars 2015 à l’Infosec de Cotonou. Pour cette nouvelle rencontre, les différentes parties se sont définitivement entendus sur la prime des dix mille francs d’incitation à la fonction enseignante proposée par le gouvernement à l’exception de la Cstb de Paul Essè Iko qui dit qu’une fois encore que les enseignants et les travailleurs ont été lésés.

Au sortir des négociations avec les centrales et confédérations syndicales, le ministre d’Etat, François Abiola s’est adressé à la presse. Selon lui, les négociations ont été fructueuses et il en ressort que la prime de dix mille francs proposé par le gouvernement lors de la séance dernière, a été accueillie favorablement par les centrales et confédérations syndicales. Et ceci, suite aux différentes réflexions menées à la base. Ainsi donc, cette prime d’incitation à la fonction enseignante sera octroyée aux différents corps d’enseignement en attendant l’adoption des statuts particuliers, a-t-il ajouté. Pour ce qui concerne la date de début de payement de cette prime aux enseignants, le ministre d’Etat a fait part de la volonté du gouvernement de leur accorder cela début septembre 2015, contrairement aux centrales et confédérations syndicales qui avaient proposé début Janvier 2015. Dans le rang des confédérations et centrales syndicales, les uns et les autres ont reconnu que les négociations ont pu aboutir. Pour le secrétaire général de la Cgtb, Pascal Todjinou  les centrales syndicales comme la Cgtb, la Csa, la Cosi-bénin et la Cspib, ont estimé que la question de prime d’incitation à la fonction enseignante est déjà réglée définitivement. Néanmoins, en croire ce dernier, il reste seulement l’extension des 25% des enseignants et par rapport à cela, ils sont entrain de s’entendre sur les dix mille francs. Ils ont de ce fait voulu que l’application commence à partir du 1er janvier 2015 et que les statuts soient prêts au plus tard juillet 2015. Reconnaissant également que les négociations tirent à leur fin, Paul Esse Iko a fait remarquer qu’à l’instar de la Cstb depuis 2014, «  les travailleurs n’ont, en rien réclamé dans leur motion de grève ce qu’on appelle incitation à la fonction enseignante ». Selon lui, on aurait fait les mouvements, que le langage du gouvernement aurait changé et qu’il aurait vu qu’il doit payer les 25% du relèvement du point d’indice que les autres travailleurs ont eu. Montrant que les travailleurs et les enseignants ont été floués. il a pour finir souhaité que la grève puisse être observée comme une réponse au gouvernement.

Léonce ADJEVI