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conseil-des-ministresLe chef de l’Etat Boni Yayi est visiblement décidé à conduire son collaborateur Barthélémy Kassa à l’abattoir. Cet ancien ministre de l’eau aujourd’hui député à l’hémicycle et dont le nom est cité dans le rapport du cabinet d’audit international Kroll devra répondre les jours à venir devant les juges de la Haute cour de Justice. L’alerte a été donnée ce lundi 27 juillet lors d’un nouveau conseil extraordinaire des ministres dont le principal sujet à l’ordre du jour était la suite à donner au rapport du dossier PPEA 2. Au cours de cette rencontre, plusieurs autres décisions concernant les personnes impliquées dans ce dossier de détournement de plusieurs milliards de francs ont été prises.

La ministre de la justice est instruite pour la saisine immédiate de l’Assemblée nationale par les procédures appropriées en vue de la traduction de Barthélémy Kassa. C’est l’une des décisions phares prises ce lundi par les membres du gouvernement. Un mandat d’arrêt international est aussi lancé dès ce jour à l’endroit de toutes les personnes impliquées dans ce dossier et qui aurait quitté le Bénin. Pour ce qui concerne les fonctionnaires mises en cause, il a été réaffirmé la nécessité d’engager à leur encontre la procédure de leur radiation. A cet effet, les ministres dont relèvent ces agents ont été instruit d’enclencher les diligences telles que : la demande d’explication aux intéressés, la prise d’un arrêté de suspension des mises en cause, la constitution des commissions de discipline par le ministre de la fonction publique. Les équipes de Codo Remi comprenant une vingtaine de personnes, de Rock Niéri une quinzaine de personnes et de Djokotan Kotchégni composant une dizaine de personnes n’ont plus droit de citer dans les compétitions d’acquisition des marchés publics. Le processus des poursuites judiciaires à l’encontre de ceux-ci est imminent et devra permettre d’aboutir à des sanctions et le recouvrement des fonds détournés. Pour le suivie et l’application de ces décisions, un compte rendu périodique est prévu. Cette scabreuse affaire de détournement des fonds du PPEA 2 ayant entaché l’image du Bénin au plan international contraint le gouvernement à créer une cellule technique de suivie de l’exécution des accords et contrat public, renforcer les capacités des délégués du contrôleur financier, instaurer l’avis de non objection où il sera désormais fait obligation à tout ministre sollicitant une réallocation de ressource portant sur un financement extérieur de joindre l’avis de non objection du bailleur. Il est prévu aussi un renforcement de l’indépendance de l’inspection générale de tutelle des ministères avec le renforcement de leurs moyens d’actions, techniques, humains et matériels.

Marcus Koudjènoumè