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POLICE1
Les hommes en uniforme n’ont pas cédé aux provocations

Les forces de l’ordre ont joué un rôle déterminant dans la gestion du dossier Sébastien Ajavon. Pendant les 7 jours, la police et la gendarmerie ont veillé à ce que le pire n’arrive pas. Tolérance, courtoisie et surtout pacifisme ont été au rendez-vous. 

N’eut été leur sens de patriotisme et surtout de patience et de professionnalisme, on aurait peut-être assisté à des heurts graves. Tous ceux qui étaient sur le terrain ont été surpris de remarquer à la fin, qu’il n’y a eu aucun acte de répression et que contrairement aux habitudes du passé, le zèle n’a pas pris le dessus. Si au départ, c’est-à-dire, à la brigade de Xwlacondji, les populations ont pu manifester dans le désordre au point même d’accéder de force à la cour de la brigade du port, la police a pu prendre le contrôle du reste par la suite. A l’Ocertid, la police anti-émeute s’est montrée calme, mais avec un style professionnel. Au moment où les discussions étaient en cours sur comment faire entrer Ajavon dans l’enceinte de la brigade, les populations menaçaient de mal réagir si la libération n’intervenait pas vite. Des gens ont même haussé le ton sur les agents de police qui, pour des raisons de sécurité, traçaient une ‘’ligne rouge’’ à ne pas franchir. Mais le calme et la sérénité ont dominé les forces de l’ordre. Au contraire, le chef de file de circonstance se rapprochait des manifestants et échangeait avec eux dans la courtoisie. 
A la brigade territoriale de Gbéto où Sébastien Ajavon a été gardé, ce fut les mêmes comportements. Les gros engins ont été installés et le dispositif laissait penser à un tir à moindre geste. Et pourtant, rien n’y fit. Les soutiens de Sébastien Ajavon ont manifesté comme ils l’ont voulu, même sans autorisation. Des pneus ont été brûlés,  mais il n’y a pas eu d’interpellations. Le mercredi matin, nous avons vu des agents des forces de l’ordre sillonner les carrefours de la ville de Cotonou pour ramasser les pneus brûlés et non brûlés. Aucune action répressive, malgré les provocations. Le dispositif mis en place dans la ville n’a servi que pour dissuader les manifestants. Tout a été contenu dans la quiétude, sans heurts, ni de blessés et d’interpellations.  Peut-être que si les agents des forces de l’ordre n‘avaient pas été tolérants et professionnels, on aurait dénombré des blessés voire des morts à la fin du feuilleton.
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