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Patrice Talon saluant Léhady Soglo
Patrice Talon saluant Léhady Soglo

Le gouvernement a exposé son plan d’aménagement et d’assainissement pour le grand Nokoué ce vendredi 5 mai 2017 aux maires et conseillers de cette zone. Les travaux démarrent courant fin 2017- 2018 après une signature de contrat entre l’Etat et les communes concernées. Mais la mairie Cotonou semble émettre des réserves parce qu’elle estime avoir entamé les préalables pour un projet pareil.

Un partenariat Etat central-commune, c’est sur cette base que le gouvernement entend construit l’assainissement et l’aménagement des villes. Le président de la République avec à ses cotés les ministres de tutelle et le ministre d’Etat Pascal Irené Koukpaki a rencontré les 5 communes du grand Nokoué à savoir Abomey-Calavi, Cotonou, Porto-Novo, Ouidah et Sèmè Kpodji. Le gouvernement a décidé de réaliser le schéma directeur total d’assainissement de la ville de Cotonou d’ici 2021. Les travaux vont démarrer dans le 1er trimestre de 2018 avec un cout de 344 milliards de francs. Ensuite vient la gestion des déchets, la modernisation du marché et l’asphaltage qui vise à la modernisation, et l’assainissement de la voirie des villes. A en croire le ministre du cadre de vie José Dider Tonato, le projet de modernisation des déchets se situe dans le prolongement des acquis du Projet d’urgence de gestion environnemental en milieu urbain Pugemu qui sera bouclé en décembre 2017. Concernant la réhabilitation et la modernisation des marchés urbains, il faudrait à peu près une cinquantaine au lieu des 35 existants a déclaré le ministre du cadre de vie. Des conventions devant matérialiser ce partenariat sont attendues dans environ 2 semaines. Les invités se sont réjouit de cette initiative dont les contrats seront soumis à l’appréciation des  différents conseils. Beaucoup plus réservé, le maire de Cotonou a à évoquer  les efforts de son équipe dans ce cadre. « Nous avions fait réaliser des études sur la reconstruction desdits marchés. Nous voudrions respectueusement mettre à la disposition de l’Etat ces études pour que ensemble nous puisons les apprécier » a mentionné Léhady Soglo. S’agissant du projet d’asphaltage, le maire de Cotonou souhaite que l’étude qui avait été réalisée par la ville soit prise en compte. Il y en a de même pour l’amélioration de l’assainissement urbain. « Nous souhaiterions qu’en plus du programme d’urgence que vous projeter qu’on prenne en compte le renforcement des capacités de la ville à faire face à l’entretien des ouvrages projetés » conclu Lehady soglo. Pour éviter le gaspillage, il est préférable que la municipalité de Cotonou travaille avec le gouvernement sur ce coup a répondu le chef de l’Etat Patrice Talon dont voici un extrait des propos. « Nous allons ensemble convenir de ce qui va être fait. Nous allons prendre en compte vos projets architecturaux, s’ils entrent dans la même dynamique que les nôtres, nous allons les confondre et avoir un projet qui sera la satisfaction à la fois de la municipalité et du gouvernement. Si nous ne sommes pas en phase sur les choix, nous allons nous entendre pour que ce qui sera fait soit de commun accord ». La brouille entre le préfet du littoral et la première autorité de capitale économique a déteint sur la fin de la séance. Une autre rencontre est annoncée avec les maires d’autres communes pour les mêmes types d’échanges.

Patrice Talon remonte les bretelles à Léhady Soglo

Dans son discours à l’endroit du maire de Cotonou, le chef de l’Etat a reconnu que la municipalité de la capitale économique du Bénin n’entretient pas de bonnes relations avec l’exécutif. Patrice Talon a cité à titre d’exemple la passation de marché dans le secteur de l’assainissement de la ville. « Sur les marchés qui  sont en attente, en souffrance de signature pour les ordures à Cotonou, j’ai été informé par le ministre du cadre de vie de ce que vos contrats précédents sont arrivés à terme et que vous étiez en phase de renouveler les contrats. Nous avions dit, il faut que le maire, le conseil soient prévenus, que vous devez faire des contrats de courtes durées, trois renouvelables ou six mois au maximum parce que nous allons lancer l’appel d’offre en mi juin. Si vous signez des contrats de un an, deux ans, après les contrats vont devoir s’arrêter avant le terme et ça peut causer des préjudices, donc c’était la seule recommandation que nous avions formulé. Je ne sais pas si elle vous ait parvenue. Si ce n’est pas le cas, ce n’est peut pas de notre faute parce que nous n’avions pas de bons rapports avec la mairie de Cotonou et vous le savez très bien. Pour une gouvernance raisonnable, des projets à venir, c’est normale que les contrats à signer ne dépassent pas les délais dans lesquels. Je répète que la seule recommandation, c’est que ça soit des contrats courts ».

Marcus Koudjènoumè