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La Céna demande le report des élections locales, communales et municipales

Les déclarations de candidatures se poursuivent à la Commission Electorale Nationale Autonome Céna. Pour le compte de cette troisième journée, dix candidats ou représentants de candidat se sont présentés au siège de l’institution chargée d’organiser les élections. Six dossiers ont été reçus. Parmi ceux non encore à jour, figure celui de Sébastien Germain Adjavon.

Les représentants de deux gros calibres se retrouvant dans les starting-blocks pour la course à la Marina se sont présentés dans l’après-midi de ce lundi 11 janvier à la Céna pour remplir la formalité qu’est la déclaration de candidature. Il s’agit de Abdoulaye Bio Tchané et Sébastien Germain Adjavon. Le dernier qui est un opérateur économique se présente pour la première fois à une élection présidentielle. Il a été représenté par le député Janvier Yahouédéhou, élu lors des dernières législatives sous la bannière de l’alliance RB/RP et l’actuel maire de Ouidah Sévérin Adjovi. Les deux émissaires de Sébastien Germain Adjavon n’avaient malheureusement pas sur eux l’attestation de résidence de leur candidat et sont donc obligés de repasser dans la journée de ce mardi. L’exercice a été plutôt une réussite du coté de Abdoulaye Bio Tchané qui brigue pour la deuxième fois la magistrature suprême, la première étant en 2011. Le leader des Taba ti tiba a été représenté pour la circonstance par Sébastien Azondékon, coordonnateur de l’Alliance pour un Bénin Triomphant. Marcel de Souza, Soumanou Issifou Moudjaïdou, Issoufou Kogui N’Douro, eux ne se sont pas fait représenté. Ces trois anciens proches collaborateurs du chef de l’Etat Yayi Boni qui participent pour la première fois à une élection présidentielle ont enregistré avec succès leurs déclarations de candidature. Marcel de Souza, beau-frère de Yayi Boni, ancien ministre du développement du régime actuel et un des membres fondateurs des Forces Cauris pour un Bénin Emergent Fcbe, coalition de la mouvance présidentielle a rompu les amarres avec la famille politique du chef de l’Etat après son élection au parlement suite aux législatives d’avril dernier. « Je suis un symbole de l’unité nationale parce que mon père est de Ouidah et ma mère, de Djougou » a déclaré le président du Front Républicain après avoir obtenu sa quittance provisoire. Soumanou Issifou Moudjaïdou, ancien ministre du commerce de Boni Yayi a passé vingt mois en prison après l’éclatement en octobre 2012 de la fameuse affaire tentative d’empoissonnement du chef de l’Etat. Issoufou Kogui N’Douro, ancien ministre de la Défense du régime finissant était l’un des hommes de l’ombre et artisan de la victoire de Yayi Boni en 2006. Marie-Elise Gbèdo a pu enregistrer également sa déclaration de candidature. Elle participera pour la quatrième fois à une élection présidentielle. Avocate de formation, elle a été la première femme au Bénin à participer à une élection présidentielle. Célestine Zanou a suivi plus tard son exemple lors des présidentielles de 2006. Omer Rustique Guézo est annoncé pour prendre part au scrutin puisqu’il a rempli les formalités préliminaires. Inconnu de public, l’homme est fonctionnaire à l’Association internationale de pédagogie universitaire de l’Unesco et vice-président de la fédération des fonctionnaires internationaux des Nations-Unies. Eugène Nouatin, Jules Tobossou et Augustin Yaovi sont les autres probables candidats qui doivent revenir ce mardi pour terminer le processus qu’ils ont enclenché.

Que retenir après trois jours de dépôt des déclarations de candidature ?
Durant trois jours, 19 candidats ou représentants de candidats se sont présentés à la Céna. Au total 11 ont pu se faire délivrer le récépissé provisoire. Il s’agit de Christian Enock Lagnidé, Simon-Pierre Adoèlandé, Gatien Houngbédji, Robert Gbian, Issa Azizou, Abdoulaye Bio Tchané, Marcel de Souza, Soumanou Issifou Moudjaïdou, Issoufou Kogui N’Douro, Marie-Elise Gbèdo et Omer Rustique Guézo. La grande affluence va s’observer ce mardi pour le compte de la dernière journée avec des candidats tels que Patrice Talon, Lionel Zinsou, Pascal Iréné Koukpaki et autres. Après le contrôle de recevabilité de la déclaration de candidature par la cour constitutionnelle, les candidats dont les dossiers seront validés recevront leurs récépissés définitifs suite au versement de la caution qui s’élève à 15 millions francs Cfa.

Marcus Koudjènoumè