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jean-claude talon
Le président Jean-Claude Talon très confiant

Candidat à sa propre succession, Jean-Claude Talon qui vient de boucler deux mandats à la tête de la Fédération béninoise de tennis (Fbt), reste aussi ambitieux. Dans cette interview qu’il nous a accordée, il est revenu sur son bilan qu’il trouve intéressant. Il attend de recevoir le quitus des délégués lors de l’Assemblée générale élective du 1er juillet prochain. Lisez plutôt…

Que pensez-vous de votre bilan à la tête de la Fédération béninoise de tennis ?
 Je dirai que c’est un mandat de consolidation. Je parle de consolidation parce que vous savez que nous avons depuis bientôt huit ans, regagné la présence régulière du Bénin dans toutes les épreuves majeures sous régionales et internationales. Et bien évidemment, toutes les cinq ou six sorties auxquelles le Bénin a participé depuis le début de cette année sont là pour témoigner que l’engagement est constant. Donc, nous ne baissons pas les bras, nous nous battons pour que les catégories de jeunes soient promues. Les Sud-Africains, les Egyptiens, les Tunisiens, les Marocains  font au moins 100 matchs par an. Quant à nous, nous nous évertuerons pour que les jeunes fassent une dizaine de compétitions au plan continental et international. Nous ne pouvons pas nous permettre que nos jeunes ratent les épreuves qui vont les faire grandir non seulement au niveau de leur catégorie, mais aussi au niveau du jeu en compétitivité, en qualité de leur tennis. Nous sommes toujours dans ce rôle de la promotion du tennis. Je pense qu’au cours de ce deuxième mandat, nous avons énormément gagné. Sur ce plan, nos voisins nous ont fait confiance en nous confiant plus d’activités dont celle du mois d’avril dernier (le circuit Itf/Cat des 14 ans et moins de l’Afrique de l’ouest et du centre, ndlr).
 Quelles sont vos nouvelles ambitions pour le tennis béninois ?
 Je crois que le projet qui est le nôtre c’est de faire changer de catégorie au Bénin. Le nouveau départ, pour nous au tennis n’est pas un vain mot. Je m’inscris totalement dans un tennis béninois dans lequel nous allons bientôt disposer d’infrastructures de qualité. Très vite, nous allons bâtir dans nos départements des courts de tennis, faire la promotion des grands événements parce que notre compréhension des ambitions du gouvernement et de ce nouveau départ pour le Bénin, fait que nous sommes imprégnés dans cette logique que le tennis et le sport en général vont apporter leur lot de contribution dans le développement du Bénin à travers le tourisme, la création des emplois, un certain nombre d’épreuves qui font qu’automatiquement, lorsqu’on citera le nom du joueur on citera le nom du pays dans lequel il réside et qui prouve qu’on pratique de grands événements. Ce sont là quelques axes de ce que je pourrais appeler mon nouveau projet pour le tennis béninois dans les prochains mois, dans les prochaines années. En gros, infrastructures, identification de la place béninoise comme une place intéressante de tennis, nous en prenons déjà le chemin. La prochaine Coupe Davis, comme vous le savez, c’est dans quelques trois semaines et nous serons de la partie avec de grandes ambitions de se retrouver dans le groupe II, zone Europe/Afrique. C’est vrai que ça ne se décrète pas, ça se gagne et ça reste à gagner, mais nous avons cette ambition là et nous sommes convaincus qu’avec le soutien cette fois-ci du gouvernement du Bénin à tous les sports et non pas seulement au football que dans peu de temps, nous serons suffisamment soutenus… 
 Avez-vous peur de vos challengers ?
 Je n’ai pas encore noté que je suis seul, il me semble qu’il y a un autre candidat. Ce choix ne m’appartient pas, c’est le choix des candidats qui souhaitent proposer leur service au tennis béninois. Donc, tous ceux qui ont envie de proposer leur service au tennis béninois et qui sont capables, sont légitimes pour compétir. Nous avons revu toutes les structures qui sont nos mandants, elles nous ont pour la plupart renouveler leur confiance, ça va se traduire certainement dans les urnes. Il n’y a plus d’autres préparatifs à faire que de recueillir le sentiment et le bon de commande de ceux qui vous ont mandaté et s’ils le renouvèlent, ça passera. Si ce n’est pas le cas vous ne serez pas élu.
 
Propos recueillis par EAB