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élèvessecondairesLes directeurs des écoles maternelles et primaires en République du Bénin sont mécontents. Et ce, pour le retard des subventions annuelles de l’Etat au titre de l’année 2015. Des subventions qui leur permettent de subvenir aux différents besoins de ces écoles pour le bon déroulement des activités académiques. Pour mieux comprendre la situation qui met inévitablement en mal le fonctionnement de ces écoles, une équipe de la rédaction d’Océan Fm s’est rapproché de Mariano Gomez, conseiller technique à la planification au ministère des enseignements maternels et primaires. Partant de son impact sur le fonctionnement des écoles maternelles et primaires, il rassure sur une sortie de crise dans les tous prochains jours.

« Le problème en lui-même, ne dépend pas trop du ministère des enseignements maternels et primaires, parce que la programmation de ces subventions se fait après l’organisation des conseils consultatifs pour avoir une idée de toutes les écoles qui doivent ouvrir leur porte à la rentrée qui arrive. On a déjà fait tout ce travail au niveau du ministère et les montants ont été évalués pour chaque école aux proratas des groupes pédagogiques dont les écoles disposent. On a un arrêté inter ministériel qui consacre donc cette subvention et qui est co-signé par le ministre des enseignements maternels et primaires et le ministre de l’économie et des finances. Donc dès que nous préparons tous ces documents, nous les transmettons au ministère de l’économie et des finances et une fois l’arrêté signé, tout le reste du travail se fait par le ministre de l’économie et des finances qui transfère directement ses ressources via les recettes perceptions ou les recettes des finances des différentes communes ou zones où sont logés les écoles et qui disposent même des comptes pour chaque école ». C’est par ces mots que Mariano Gomez, conseiller technique à la planification au ministère de l’enseignement maternel et primaire s’est justifié par rapport à cette situation, imputant ainsi la responsabilité au ministère de l’économie et des finances. Sur la question de l’impact du retard de ces subventions sur les écoles, le conseiller a montré que l’absence des subventions paralyserait le bon fonctionnement des activités académiques  car  c’est avec ces subventions que les écoles se dotent des fournitures, et de tout le nécessaire pour que les enseignants puissent dérouler convenablement les activités pédagogiques normalement. A l’en croire, si les sous ne sont pas là, c’est qu’ils ne seront pas en mesure d’avoir le matériel pour faire le travail. Ce qui risque d’avoir des conséquences énormes sur les apprentissages et l’enseignement ».

Quant à la solution de sortie de crise, le conseiller a affirmé que toutes les structures compétentes sont déjà déployées au ministère de l’économie et des finances pour pouvoir dénouer la crise.

Léonce ADJEVI