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marcellin-laourouLe mouvement a été suspendu suite aux échanges entre le syndicat des douaniers et le chef de l’Etat. Les disciples de saint Mathieu donnent un moratoire de cinq jours à l’exécutif pour un retour à la normale.

La grève de 48 heures lancée par le Syndicat des Douanes Sydob n’aura duré que le temps du sit-in de ce mardi 26 janvier. Le mouvement de paralysie a été suspendu. Ceci suite aux échanges qui ont eu lieu dans l’après-midi entre le chef de l’État Yayi Boni et les membres du syndicat des douanes du Bénin. Le Sydob accorde un moratoire de cinq jours au premier magistrat de la République pour satisfaire leur revendication ultime qui se résume à l’annulation du dernier concours organisé au profit de la douane en avril dernier. «… Il a compris la justesse et la légitimité de nos revendications, il a affirmé qu’il a déjà un programme pour le lancement des travaux de bitumage et qu’à son retour, on va nous recevoir le Week-end ou au plus tard le lundi et qu’une suite favorable sera trouvée à notre doléance. On a déjà fait la grève aujourd’hui, on a brisé cette loi là, c’est déjà un bon signe pour nous. On lui donne jusqu’à jour pour qu’à son retour on trouve une solution telle qu’il a promis » a déclaré le secrétaire général du SYDOB Marcellin Laourou.

Bras de fer entre le directeur général de la douane et le secrétaire général du Sydob

Marcellin Laourou et ses camarades ont observé un sit-in ce mardi matin à la direction générale des douanes. Le syndicat des douanes du Bénin a choisit ce canal pour lancer les hostilités de la grève d’avertissement de 48 heures annoncé depuis la semaine dernière. Ils étaient nombreux ces douaniers qui ont profité de la date de ce mardi 26 janvier consacré à la journée internationale de la douane placé sous le thème : « Douane Numérique » pour manifester leur mécontentement. Principale revendication, le mutisme du gouvernement suite aux dénonciations de l’effectif élevé des nouvelles recrues au profit de leur administration. Selon le directeur générale des douanes et des droits indirects Charles Sezan, cette grève des douaniers est en violation des textes en vigueur. Dans un communiqué en date du lundi 25 janvier, le Directeur Général a dénoncé la violation de la loi portant statut spécial des personnes des forces de sécurité publique et assimilé. A croire Charles Sèzan qui a parcouru les unités principales du pays avec des informations reçu de l’intérieur du pays, tous les douaniers étaient présent à leurs postes de travail. Pour lui, ceux qui ont battu le pavé dans la matinée de ce mardi ne sont rien d’autres que des élèves qui sont en stage pratique à l’école de douane. Faux rétorque le secrétaire général du Sydob. Pour montrer que la grève n’a pas marché, ils ont promené des cameras, ils ont montés des gens pour montrer qu’ils sont des usagers hors, c’est faux, les recettes sont là. Ils n’ont qu’à les sortir. Nous profitons pour remercier tous les agents des douanes pour avoir observé le mouvement a lancé Marcellin Laourou. Selon les spécialistes cette cessation d’activité n’est pas sans conséquence. C’est un grand manque à gagner pour l’économie béninoise. Les recettes douanières vont au-delà du milliard par jour nous a expliqué l’économiste Barthélémy Sènou. Ces 48 heures de grève aura beaucoup d’incidence ajoute l’enseignant à l’École Nationale d’Économie Appliquée et de Management.

Marcus Koudjènoumè