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allagbada-fassinouNouvellement paru chez Stars Editions, « Le temple de la Nuit profané » est le premier Chef-d’œuvre de l’association d’écrivaines « Plumes amazones du Bénin ». A travers ce recueil d’une vingtaine de textes, ces femmes comptent se lancer dans la lutte contre les violences faites aux filles et aux femmes en Afrique et en particulier au Bénin. Adélaïde Fassinou Allagbada est la présidente de cette association. Interrogée par nos confrères de la télévision nationale, elle revient ici sur le contenu de l’ouvrage.  

 «  Nous voulons faire de ce ouvrage un outil pédagogique, une œuvre littéraire qui va atteindre la plus grande masse. Une femme violentée physiquement, moralement et psychologiquement, c’est une perte pour le pays. Cela a des répercussions négatives sur le développement parce que celle là, est inapte pour un bout de temps. Alors, si nous pouvons aller à l’intérieur du pays, passer un peu partout et prendre cet outil pédagogique avec l’aide des élus locaux, avec des interprètes, parler du phénomène des violences faites aux femmes, présenter ce phénomène là, montrer le côté négatif de la chose à travers tous les textes que nous avons publiés ici, faire prendre conscience aussi bien qu’aux hommes qu’aux femmes parce qu’il faut comprendre que le livre n’est pas écrit, dirigé contre les hommes. Pas du tout, parce qu’il arrive aussi que ce soit les femmes qui poussent les hommes à bout. Nous voulons encrer notre travail essentiellement dans le social, dans l’éducation, accompagner les élèves parce que si les adultes sont déjà disons de façon vulgaire des « bois secs », au moins si au niveau de la jeune génération, le travail se fait très tôt, je crois que psychologiquement, ils seront armés pour ne pas adopter ces attitudes de violence ».