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le-voteL’opposition annoncée comme une machine de guerre à redouter se porte de plus en plus mal à moins de quatre mois des législatives.

On la croyait unie et forte mais chaque jour qui passe montre que l’opposition béninoise est une maison dévastée de l’intérieur. La crise inévitable de leadership en cours dans l’opposition n’est que la conséquence d’une union que le monde entier savait irréalisable. Le déclin ne tardera pas car aucun des partis de l’opposition n’a réussi à fusionner  avec un autre pour donner ne serait-ce qu’un soupçon de grands partis. Il s’agit d’un premier échec de ce beau dessein,  qu’est la réforme du système partisan. En effet, avec le vote de la loi portant Charte des partis politiques, le peuple béninois, à travers sa Représentation nationale, a opté pour la fusion des partis existants. Du côté de la majorité au pouvoir, la tendance a été parfaitement respectée avec deux grands partis forts que sont l’Union progressiste et le Bloc républicain. A ce niveau que les partis de l’opposition ont abdiqué. A ce jour, il est impossible de citer un seul grand parti de l’opposition. Sébastien Ajavon,  Candide  Azannai et  Yayi  Boni n’ont pu s’entendre pour sortir ce grand regroupement. L’exercice est si  difficile pour eux que chacun a finalement converti son parti en grand parti. L’acrobatie provoque l’hilarité car même les yeux fermés, il est facile de dire parmi tous ces trois partis, lequel peut prétendre (encore que là, c’est suffisamment prétentieux), dire qu’il est un grand parti. Cependant on a noté au départ une très bonne foi de la part de ces trois responsables de partis qui sans hypocrisie, ont démontré une volonté réelle d’inquiéter le pouvoir. Les conciliabules se sont multipliés pour justement trouver la formule qui permette de créer ce grand parti. L’ambition n’a pas tardé à échouer car les désirs des uns et des autres de tuer dans l’œuf ce noble dessein, était  visible. La baraque est cassée et chacun des responsables a décrété que son parti s’appellera désormais grand parti. Le parti Restaurer l’Espoir qui n’existe qu’à Cotonou et environs (au regard de ses résultats) a embouché la trompette,  s’arrangeant clopin-clopant à trouver des membres fondateurs dans les 77 communes. Idem pour le tout jeune parti Usl pratiquement né grand et les Fcbe. Chacun d’eux s’est lancé vaille que vaille dans la constitution hâtive de dossiers dans des conditions qu’on sait. C’est donc fait et à ce jour les dossiers de ces partis sont en étude au Ministère de l’Intérieur contrairement à l’ambition de nombre de leurs militants de voir au sein de l’opposition une force politique réelle. C’est finalement l’exemple du serpent qui se mord par la queue. Même si via les médias, les vuvuzelas essayent de montrer qu’il existe toujours des appels à l’union, l’évidence est faite que jamais et au grand jamais,  les partis de l’opposition ne réussiront la fusion telle qu’on la constate de l’autre côté. L’autre raison qui a handicapé toute volonté de fusion ou même d’union au sein de l’opposition, c’est l’impossibilité de trouver un leader qui portera ce potentiel parti. Cette difficulté a abouti au crash de l’opposition avec le départ de Azannai comme il a finalement l’habitude. Son infatigable  et inamovible  secrétaire Général griot confirmé du Parti a envahi les réseaux sociaux avec de longs écrits, pour expliquer ce qui pour lui est sa vérité au sujet du retrait du parti Restaurer l’Espoir du lobby de l’opposition. Il s’en est suivi des attaques larvées des amis du camp Ajavon et Yayi et une forme d’apostasie voilée prononcée contre le philosophe et sa clique. Ça y est donc l’opposition est à la peine ! Il n’a pas fallu aller loin pour découvrir la nudité de cette boite finalement sans contenu. Drôle d’opposition !

 AT