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Emmanuel-TiandoLe Parlement béninois sera renouvelé en 2019. Une  année qui fait tic dans la tête du président de la Commission électorale nationale (Céna). Lors de la présentation du budget de son Institution aux députés, il a exprimé certaines inquiétudes.

L’organe en charge de l’organisation des prochaines législatives reste et demeure la Céna. A deux ans de ce rendez-vous fatidique pour les parlementaires, le président de l’Institution, Emmanuel Tiando, a exprimé des inquiétudes, au regard des obstacles éventuels qui pourraient survenus dans le processus devant conduire, à la réussite desdites élections : par rapport au budget qui lui est affecté, il constate que c’est le même montant que celui de 2017. Mieux, il a souhaité que le budget consacré aux élections de 2019 soit un budget unique et non des budgets partiels. Et donc un milliard est loin du compte. Ci-dessous ses déclarations à la presse.

« Evidemment, par rapport à ce montant, nous avons exprimé nos inquiétudes à la représentation nationale, lesquelles inquiétudes avaient déjà été formulées à l’endroit du Ministère de l’économie et des finances et qui consistent à dire que ce budget ne pourra pas nous permettre de réaliser un certain nombre d’activités préalables à l’organisation du prochain scrutin. A partir de l’année 2019, nous entrons dans un nouveau cycle électoral et il nous faut mener des activités préparatoires à l’organisation de ces scrutins. Et ces différentes activités sont absolument nécessaires. C’est pour cela que nous avons demandé à la représentation nationale de nous appuyer pour que le ministère des finances accepte de nous accorder un crédit supplémentaire de 805 millions de FCfa  pour nous permettre de mener ces activités qui sont absolument indispensables à l’organisation des prochains scrutins. Bien entendu, la représentation nationale nous a fait part de ses préoccupations quant au fonctionnement de la Céna, aux activités préparatoires à l’organisation des scrutins, à la nécessité d’avoir chaque année une prévision budgétaire pour préparer la tenue des élections au lieu d’attendre le dernier moment pour solliciter ces crédits qui sont des crédits relativement importants. En dehors de cela, la représentation nationale nous a fait part de son souci de voir la Céna s’organiser, parce que s’il n’y a pas de pro activité, nous risquons d’être surpris au dernier moment. Et face à cette inquiétude, nous avons répondu à l’Assemblée nationale que nous ne pouvons être proactives que dans  la mesure où nous disposons d’un certain nombre de ressources. Si ces ressources n’existent pas, nous ne pouvons pas engager toutes les actions qui sont absolument nécessaires à la préparation des différents scrutins. Je crois que la représentation nationale a pris bonne note de nos doléances et nous avons l’espoir que notre cri de cœur sera entendu et que nous serons en mesure d’organiser tout ce que nous avons prévu dans le cadre de la préparation des scrutins tels que nous les envisageons. Ces activités que nous devons mener sont nombreuses. Une des activités par exemple consiste à harmoniser les budgets des élections par toutes les institutions qui sont concernées par les élections. Vous avez la Cour constitutionnelle, la Cour suprême, la Haac, et les différents ministères concernés. On dit souvent que les élections coûtent cher, et c’est pour cela que nous disons qu’il est absolument nécessaire que nous nous retrouvions avec toutes les institutions pour voir comment amoindrir le coût des élections. L’autre chose est que nous avons besoin d’organiser une veille citoyenne concernant ces élections, c’est-à-dire des questions de formation, des questions de sensibilisation. Nous avons aussi préconisé l’organisation d’un système de transcription rapide des résultats. Il nous faut absolument organiser cette réflexion et acquérir le matériel nécessaire à l’organisation de ce système rapide des élections. Nous devons aussi garantir la formation de nos agents électoraux ».

 MA