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PORT-DE-COTONOUPrésenté comme le poumon de l’économie nationale du fait des ressources considérables qu’il permet à l’Etat d’engranger, le Port autonome de Cotonou est dans l’agonie. Contrairement à ce que pensent beaucoup, le gouvernement du Nouveau départ n’est pas resté les bras croisés face au désarroi des acteurs. En un an de gestion du Pouvoir, il a posé des actes conséquents qui permettront de le rendre à nouveau pourvoyeur d’emplois.
Autrefois poumon de l’économie nationale du fait des nombreuses bouches qu’il nourrit, le secteur portuaire connait depuis quelques années une crise sans précédent avec en toile de fond, le départ de nombreux importateurs de véhicules d’occasion du Bénin vers d’autres côtes de la sous-région. Raison évoquée, la mévente. Une mévente due à la chute du Naira  qui a occasionné, ipso facto, la fermeture de nombreux parcs. Du coup, plusieurs personnes à savoir des peintres, des soudeurs, des électriciens, des matelassiers et larcins se sont retrouvés au chômage. Leurs activités tournant au ralenti, ils ont dû mettre la clé sous le paillasson, augmentant ainsi le taux de chômage au Bénin. Grâce à la vente des véhicules d’occasion en effet, cette frange des acteurs portuaires venus du Niger, du Nigéria, du Tchad et bien entendu des béninois arrivaient à entretenir leurs familles. Aujourd’hui, la déception est totale dans leurs rangs. Ne sachant plus à quel saint se vouer, certains ont pris l’option de retourner chez eux et d’autres de changer de fusil d’épaule. Face à cette situation qui n’arrange pas les finances publiques, le gouvernement du Nouveau départ est dans l’obligation de parer au plus pressé afin que les activités portuaires reprennent pour le bonheur des usagers. Et pour qui connaît le Chef de l’Etat, fin stratège et homme de défis, il ne sera pas hasardeux de dire qu’il a déjà l’éponge magique pour panser la béante plaie qui met sous assistance respiratoire le port de Cotonou. Il en est capable. Et ceux qui proclament à tue-tête son incapacité  et dénoncent la mise en vigueur du Programme de vérification des importations doivent lui accorder un peu de temps. La mayonnaise prendra sans coup férir.

Odi I. Aïtchédji (Coll)