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 Harmonie Byll Cataria bonAbiba est une jeune artiste béninoise vivant en Suisse.  Elle  a choisi la musique gospel rien que pour prêcher la bonne nouvelle. « Il y a quelques années, quand je me suis convertie, ce sont les louanges que j’ai eus à écouter qui m’ont surtout motivée, souligne l’artiste. Donc, j’ai commencé petit à petit à écrire mes chansons, à produire des paroles et de file en aiguille, je suis passée sur un support ». Avant son voyage pour la Finlande où il évolue avec son orchestre,  Franckosun avait un amour pour la musique depuis son enfance. La musique est en moi depuis le bas âge fait remarquer l’artiste. Je suis née avec un goût musical très élevé. Je suis née d’une famille nagot ou se pratique des rythmes musicaux et une diversité de danses. Mon papa est un mélomane. Il  me réveillait toujours avec  la musique, explique l’artiste. Quand j’étais petite, j’avais toujours un tamtam en main et je jouais, tout ceci a fait de moi ce que je suis précise, franckosun. Graiky a pris goût à la musique après un contact avec le public en 1992. C’est cette année là que j’ai, pour la première fois, été sur une scène où il y avait plus de 300 500 personnes devant moi. C’était le départ, s’exclame l’artiste. Les motivations ne sont pas les mêmes avec Arisco qui était passionné de la musique congolaise. Il  a été bercé par sa mère. Elle mettait les matins du Zaiko Langa Langa, du franco Madilou système. « Je me souviens que je me retrouvais seul  des fois avec mon stylo et je composais »,  confiait l’artiste. Quand bien même je n’avais pas l’expérience, quand les invités viennent à la maison, ma maman me dit de venir chanter aux invités. C’est ce qui a le plus déclenché l’envie en moi.  Toutes ces raisons suffisaient pour faire carrière dans la musique. Certains grands artistes pensent qu’il faut de la vocation et un don. Selon l’artiste Alèpkéhanhou, de nos jours tout le monde veut chanter. Une  situation qui n’arrange pas les choses. Avant d’être chanteur, il faut avoir une base, déclare l’artiste. Un point  sur lequel insiste Fagem. Selon l’arrangeur, l’artiste doit avoir le minimum avant de se lancer dans la musique. La formation est capitale et c’est l’effort que fournissent certains artistes béninois. Ils  s’inscrivent dans de petites structures. De  quoi avoir les rudiments des métiers. Même si tous les artistes ne sont pas de cet avis, il faut admettre que la formation est la clé de toute réussite.
 
Boris Koumagnon