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kerekouLa mort du général Mathieu Kérékou est intervenue ce mercredi 14 octobre 2015 au environ de treize heure et demie. Comme pour annoncer la triste nouvelle, la nature a réagi à travers une pluie qui s’est abattu sur la ville de Cotonou. Sept jours de deuil national ont été décrétés par le chef de l’État Boni Yayi. Pour l’instant, c’est l’heure des déclarations. Certains pensent que le général est un baobab. « Je salue la mémoire d’un homme d’Etat dans le camp duquel j’ai servi et qui m’a montré de façon constante un sens élevé de l’État » a souligné Gaston Zossou, ancien ministre de la communication du général. Pour le président de l’assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji: « C’est un grand chef d’État, c’est le plus grand homme d’État de la période post coloniale ». D’autres par contre estiment que son règne a été l’un des plus mauvais pour le pays. Philippe Noudjènoumè du parti communiste du Bénin pense que le pays a connu du recul à tous les niveaux pendant trente ans de pouvoir sous Kérékou. Jusque là, personne ne sait les raisons du décès de l’homme du 26 Octobre 1972. D’aucun parlent d’une longue maladie qui aurait emporté Kérékou. Ces dernières années, le caméléon est devenu de plus en plus rare. L’une de ses dernières apparitions publiques remonte à 2011. Il était difficile à certaines autorités de le voir physiquement même quand il fête son anniversaire puis qu’ayant du mal à articuler des mots. Quoiqu’on dise, Mathieu Kérékou a marqué positivement le Bénin.  En dépit de tout ce que l’on peut reprocher à l’homme, il mérite des hommages digne du nom.

Marcus Koudjènoumè