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LDieudonné-Gambiala’analyse du système éducatif béninois au lendemain des proclamations des différents examens de fin d’année était au cœur de l’émission cartes sur tables de ce dimanche 19 juillet. Dieudonné Gambiala, Professeur des Sciences de la Vie et de la Terre et directeur du complexe scolaire Ste Félicité a donné son point de vue au sujet de la gestion et des résultats produit par ce secteur.

Dieudonné Gambiala se réjouit des résultats issus des différents examens de fin d’année. L’invité de l’émission cartes sur table se désole des différents commentaires notamment sur les réseaux sociaux faisant état de ce que les apprenants ont été rachetés en dessous des taux requis en la matière. Tout en reconnaissant qu’il reste beaucoup à faire au niveau du Brevet d’Etude du Premier Cycle Bepc, le directeur du collège sainte Félicité estime que les différents pourcentages au niveau national sont bas mais qu’il y a une amélioration comparativement aux années antérieures. L’enseignant indique que La responsabilité de l’échec des apprenants est partagée que ça soit au niveau de l’Etat, des enseignants, des apprenants et des parents d’élèves. Plusieurs facteurs expliquent les échecs en milieu scolaire a-t-il expliqué. Entre autres raisons évoquées au niveau étatique, il y a la politisation de l’administration du secteur éducatif, la qualité des ressources humaines qui pose problème avec beaucoup de faux diplômes qui circulent et des enseignants qui livrent le savoir avec le niveau bac surtout dans les villages. La politique de recrutement de l’Etat qui n’est toujours pas des plus meilleurs a été aussi soulignée. Dieudonné Gambiala a mis un accent sur le système de volontariat avec des personnes qui ont été parachutées dans des classes d’examen en pleine année scolaire au détriment des enseignants vacataires. Le résultat du concours de recrutement des enseignants ayant livré son verdict en décembre alors que les activités académiques étaient déjà en cours depuis octobre n’a pas été occulté. Les autres aspects négatifs qui seraient à la base des résultats médiocres sont la gratuité de l’enseignement décrétée par l’exécutif à divers niveaux ayant pour conséquences directes les effectifs pléthoriques, les conditions dans lesquelles les cours sont administrés dans les établissements avec des apprenants qui sont obligés de suivre les enseignements en plein midi et même dans les week-ends. Coté parents d’élèves, il a été évoqué le mauvais suivi des apprenants tant à l’école qu’avec les répétiteurs. Les apprenants eux-mêmes sont influencés négativement avec le développement des nouvelles technologies et de l’information notamment les réseaux sociaux a fait remarqué l’invité. L’enseignant pense que l’éducation est l’affaire de tous. Il a exhorté l’Etat à faire de ce secteur une priorité en recyclant ceux qui sont déjà dans le système au lieu d’amener des gens qui n’ont rien à y voir. L’Etat doit s’intéresser aussi aux problèmes des privés car selon lui le privé est le dernier souci des autorités malgré que ce secteur contribue à la formation des cadres du pays. Il souligne qu’après les différents examens, l’autre enjeu à ne pas négliger reste l’orientation des apprenants.

Marcus Koudjènoumè