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nvo-bureau-assembleeLe vote du budget exercice 2017, contrairement à ce qu’on redoutait du côté du pouvoir, s’est passé sans anicroche majeure, jeudi 15 décembre 2016, au Palais des gouverneurs à Porto-Novo. C’était l’occasion d’un premier test entre l’Exécutif et le Parlement, pour apprécier les relations entre les deux institutions. Toutes tendances confondues, malgré les nombreuses craintes liées à l’ambition affichée par le gouvernement à travers ce budget, les députés viennent de donner le quitus au gouvernement du Nouveau départ. Si du côté des groupes parlementaires proches du pouvoir, l’on devait s’attendre à ce vote unanime, c’est du côté de ce qui s’annonce comme opposition au régime Talon, que la surprise est venue. L’on a semblé donc faciliter les choses au pouvoir. Dans sa déclaration, un peu avant ce vote majeur, le représentant du Groupe parlementaire « Union fait la Nation » proche du pouvoir,  Guy Dossou Mitokpè, a souligné le « réalisme » de ce budget, mais surtout sa capacité à répondre aux questions urgentes du développement. « L’ambitieux projet de  loi de finances exercice 2017 est-il réaliste et pertinent eu égard à notre contexte national et sous régional ? Ce projet de budget est-il social et tient-il vraiment compte de l’amélioration des conditions de vie des couches les plus défavorisées de notre pays ? », s’est interrogé le groupe parlementaire Un. Saluant la progression de 41, 24 par rapport à la loi de finances rectificative de 2016, les députés  de l’U.n se disent satisfaits d’un budget qui se présente finalement comme « un instrument de justice sociale, d’aménagement équilibré du territoire national, de renforcement de la cohésion nationale et d’instauration de la paix. Une analyse confirmée par le Groupe parlementaire Prd, pour qui ce budget  « apporte  des  réponses  claires  et  précises  quant aux objectifs  de  développement  durable,  des  grands  défis  liés aux  changements  climatiques,  l’intégration  régionale,  l’assainissement  des finances  publiques,  la  lutte  contre  la  corruption  et  l’impunité. Selon le président du Groupe parlementaire Prd, Augustin Ahouanvoébla, le  projet  de  loi  de  finances  2017 comporte  des  mesures  concrètes  pour  une    répartition  judicieuse  et  équitable des  fruits  de  la  croissance,  la  réduction  de  la  pauvreté. L’objectif étant «  de  trouver  tous  les  leviers  qui  assurent  le renforcement  de  notre  démocratie,  l’éclosion  d’une  activité  économique saine  et  dynamique,  ainsi  que  l’instauration  d’un  climat  de  paix  sociale  et durable ».
W.N