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Valentin Djenontin Fcbe
Djènontin, un poids plume à la tête des Fcbe

Le 2ème congrès ordinaire des Forces cauris pour un Bénin émergent qui a eu lieu le weekend écoulé à Parakou, a permis au député Valentin Djènontin d’être élu secrétaire exécutif du parti. Cette élection vient démontrer que ce parti est dépourvu de personnalités de taille.

L’alliance Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) est devenue depuis ce weekend un parti politique. A cet effet, Valentin Djènontin, député élu dans la 6ème circonscription électorale sur la liste Fcbe est choisi pour être le secrétaire exécutif du parti. Ce choix démontre à n’en point douter que c’est faute du mieux que les congressistes ont jeté leur dévolu sur lui. Sinon comment comprendre qu’une alliance comme les Fcbe devenue parti puisse confier sa gestion à un novice en politique ? Valentin Djènontin a fait son entrée en politique en 2011 à la faveur du second mandat du président Yayi Boni. Successivement, il a été ministre de la Culture, ministre de l’Economie maritime et enfin ministre de la Justice avant de se faire élire député grâce à l’aura de Yayi Boni. Ces différents postes ministériels occupés lui font croire qu’il était un homme politique. Alors qu’il n’a eu son salut que grâce à ses accointances religieuses avec l’ex-locataire de La Marina. Avec l’arrivée du gouvernement du Nouveau départ, il s’est toujours fourvoyé avec des discours creux dont lui seul maîtrise la finalité. Avec le départ des ténors de l’alliance Fcbe comme Barthélémy Kassa, Rachidi Gbadamassi et autres, les congressistes n’ont trouvé que Valentin Djènontin qui n’a aucun fief politique. Résider dans la 6ème circonscription électorale ne veut pas dire qu’on y a une base politique. Et comme pour paraphraser cet adage populaire qui dit « Au pays des aveugles, le borgne est roi », Valentin Djènontin dirige aujourd’hui un parti politique qui regroupe des gens qui n’ont aucun fief et qui n’ont eu leur salut que grâce à Yayi Boni lors de sa gouvernance. Ce sont ces novices en politique que dirigent aujourd’hui Valentin Djènontin. Face à des dirigeants de partis comme Adrien Houngbédji pour le Prd, Abraham Zinzindohoué pour la Rb, Séfou Fagbohoun pour le Madep, Valentin Djènontin ne fait pas le poids. Pour une alliance de cette envergure devenue parti politique, choisir un néophyte en politique pour le diriger sera préjudiciable. Et là-dessus, les élections législatives à venir nous édifieront.

 Armel Nelson Avadémey

 Yayi objet de curiosité à Parakou

Pour ne l’avoir pas vu publiquement depuis un certain temps, l’ancien président Yayi Boni était devenu un homme neuf à contempler. A vrai dire, l’annonce de sa présence au congrès des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) a suscité la curiosité de beaucoup de personnes. Mais, cela ne signifie nullement que les Béninois ont oublié le passé sombre de cet homme.

La première faiblesse, c’est sa facilité à oublier ou même à se laisser embarquer. Certains disent souvent qu’il est amnésique. Il fait facilement table rase de son passé, même douloureux si on réussit à lui construire un espoir même futile d’un lendemain meilleur. Le spectacle de samedi à Parakou n’est qu’un simple exposé de la litanie de faits qui témoignent à merveille cette particularité de ce peuple. L’autre faiblesse, c’est sa facilité à prendre partie et même à venger la victime. Il se fout royalement du passé de celui-ci, il balaie du revers de main ce qu’il a fait. Son obsession actuelle et pressante, c’est de prendre la revanche maintenant et tout de suite au profit de celui-là même qu’on lui a présenté comme victime. Il devient donc du coup facile de construire sur la base de ces deux faiblesses, des farces. L’exercice a toujours bien marché et il a toujours acheté les produits qui portent ces étiquettes. On a toujours du mal à comprendre la facilité avec laquelle il accepte en douce ces pilules. Le corollaire de cette faiblesse, c’est l’aisance pour le politique de jouer à chaque fois sur ces leviers. Toutes les fois que le présent parait un peu difficile, il y a toujours un ancien tortionnaire qui sort de nulle part pour montrer qu’il est la réponse. A chaque fois même qu’il y a des brouilles inutiles et sans impact sur le développement, certains arrivent toujours avec des arguments subjectifs à jouer sur ces leviers et faire changer les choses en leur faveur. Et donc, le politique a finalement cette facilité (chaque fois que la situation parait difficile) à embarquer bon nombre de gens sous l’argument toujours saugrenu qu’il a la réponse pour offrir un lendemain meilleur. Pour réussir son coup, il peint en noir l’actif de celui qui est là en jouant la victime facile. Les exemples sont nombreux. Que ce soient pour les élections présidentielles, législatives et même communales, l’arme toujours utilisée est celle de la victimisation ou la construction d’un espoir nul. Deux exemples simples permettent de se fonder. Le premier c’est celui de 1996. Alors même que le Président Nicéphore Soglo a réussi le plus dur et s’apprêtait à amorcer un développement réel, un groupe d’opportunistes politiques sous des fallacieux de ‘On ne mange pas les pavés’’, ont détruit tout espoir amenant celui-là même qui a marché sur ce pays pendant 26 ans. La communauté internationale ne s’en revenait pas, mais c’était en réalité la matérialisation réelle (le premier coup politique)  de cette politique de manipulation qui continue assez royalement sous nos cieux. L’autre exemple, c’est le second tour du Président Yayi Boni. En 2011, celui-là même qui joue sur le charme des populations de Parakou a tué tout espoir porté en lui en 2006. Personne n’était vraiment prêt à l’accompagner pour la suite du parcours, mais avec le message de victimisation et d’acharnement, il a réussi à fabriquer son chaos que beaucoup peinent encore à digérer. Et donc, sous ces fallacieux, le peuple est constamment embarqué. La facilité avec laquelle il croit et même adule ses anciens tortionnaires est toujours surprenant. Il faudra convier la science à approfondir ce comportement surprenant de ce peuple. Une thèse mérite d’être écrite dans ce sens.

 AT