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faux medicamentsLa lutte contre les faux médicaments a connu la traque des géants du secteur habitués à mettre en péril la santé des populations. Elle a conduit au démantèlement des réseaux mafieux. La lutte a conduit  à la réorganisation du secteur pharmaceutique et sort les populations des griffes des criminels.
Les grands et intouchables qui abusaient de la santé des populations sur  l’autel de la cupidité sont descendus de leur piédestal. La lutte implacable contre les faux médicaments a touché à la fois les badauds des grands marchés mais aussi ceux qui sont censés être les professionnels du secteur. La lutte contre les faux médicaments est une priorité pour le gouvernement parce que le médicament est essentiel dans le traitement. A l’avis du Ministre de la santé, Alass    ane Séïdou, le médicament est faux lorsqu’il est manipulé par des non professionnels ou lorsque le circuit de distribution n’est pas le circuit conventionnel. « Pour en finir définitivement avec la prolifération des faux médicaments, le gouvernement a pris une série de mesures. Il s’agit de la saisie des centaines de tonnes de médicaments (104 pour Pangea 9 et 150 tonnes chez Atao) avec l’ouverture d’une procédure devant la justice qui joue sa partition. On peut également citer la transmission de la liste des produits incriminés du laboratoire New Cesamex encore dans les officines à toutes les pharmacies qui doivent être retirés du circuit de commercialisation », a  renseigné le ministre. Sur ce plan, une commission est à pied d’œuvre pour en assurer l’effectivité. Le gouvernement a également procédé au retrait de l’Autorisation de mise sur le marché (Amm) de ces produits. Au nombre des mesures entreprises poursuit l’autorité ministérielle, le gouvernement a entamé la revue du dispositif réglementaire et législatif du sous-secteur, le renforcement et l’équipement du laboratoire de contrôle, toutes choses qui permettront de préserver la santé des populations. Plusieurs autres mesures fortes sont envisagées en intelligence avec les unités républicaines de sécurité pour démanteler tous les autres réseaux de distribution des faux médicaments. La détermination du gouvernement dans ce domaine est sans faille. Ce qui la démontre, c’est la ratification de la convention Medicrime (le Président Talon l’a fait cette année alors que cela aurait dû être fait depuis 10 ans) ainsi que l’inscription du Bénin dans un processus d’intégration à l’ordonnancement juridique national, d’une loi modèle des pays francophones d’Afrique pour le renforcement du cadre législatif contre la criminalité pharmaceutique.

AT