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moise-et-paul
La signature de la charte différée

Les travaux du Forum sur le dialogue social ont pris fin hier jeudi 9 juillet 2015 au Palais des congrès sans l’acte majeur qu’est la signature de la charte sur le dialogue social. Les participants à ces assises ont estimé qu’il faille différer cette procédure en raison de l’absence d’accord au niveau d’une composante des partenaires sociaux. Selon les informations reçues du Hcgc, le Patronat, représenté par le Président Sébastien Ajavon, et le gouvernement étaient déjà d’accord sur le principe. Mais, c’est au niveau des partenaires sociaux que la difficulté s’est posée. Selon des indiscrétions, la plupart avaient déjà accepté signer la charte, à l’exception de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) représentée par son secrétaire général Paul Essè Iko. Le syndicaliste rouge n’a pas coopéré. Il s’est opposé à la signature de la charte parce qu’il a estimé que cela va l’amener à effacer le passé. « La Cstb estime qu’elle ne peut signer une charte qui fasse passer les actes du gouvernement en pertes et profits », a-t-il déclaré. Ainsi donc, il a conditionné sa signature à l’accord de sa base. Cette importante formalité a donc été différée pour la semaine prochaine. Elle est prévue pour se dérouler dans l’enceinte de la primature, selon les informations. Se fera-t-elle sans la Cstb ? Les prochains jours permettront de situer l’opinion.

 Hospice Alladayè

Position du Sg de la Cstb Paul Esse Iko:  On ne signera pas la charte…..»

  » Ils nous ont appelé nous avons répondu pour dire nos points de vue par rapport à la manière dont les crises se gèrent. Nous avons reçu une charte. Une dernière monture hier soir et, nous avons dit que nous ne pouvons pas la signer maintenant. La Cstb estime qu’elle ne peut signer une charte qui fasse passer les actes du gouvernement en pertes et profits. Il y a dans le gouvernement, aujourd’hui, des gens qui ont commis des crimes contre les travailleurs. Placide Azandé qui nous a fait taper à sang, le Président le nomme maintenant pour gérer les libertés parce qu’il est ministre de l’intérieur. S’il faut avoir confiance à un gouvernement, il faut qu’il règle les antécédents. Les 1.25 qui ont été accordés aux enseignants à la suite des négociations, il faut que le gouvernement les paie. A la Cstb, nous avons dit que nous ne signerons pas une telle charte tant que ces conditions ne sont pas remplies. A ces assises, on n’a pas eu le temps de nous extérioriser. A chaque fois, on nous disait : « Il vous reste une minute ». C’est ce que je reproche à ces assises. Nous avons tiré la conclusion que le gouvernement de Yayi Boni est le même. On ne signera pas la charte tant que les gages du respect de la parole donnée ne soient assurés ».