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Patrice Talon accusé à tort et à travers

L’homme d’affaires Patrice Talon, annoncé dans le starting-block pour la présidentielle de février 2016, est la cible d’attaques massives. On lui reproche de vouloir briguer la présidence pour mettre le pouvoir au service de ses affaires. Le procès d’intention se répand au point où la prophétie tendancieuse, évoque le pillage de l’économie si l’immense opérateur économique succède légitimement à Yayi Boni à la Marina.

Pourtant, le violent réquisitoire agité dans l’opinion publique est fragile. Fondés sur une argumentation souffrante et des conclusions hâtives, les préjugés malsains ne résistent pas à l’examen de la raison. Ce n’est pas une surprise que l’inévitable candidature du sponsor politique Talon fasse trembler les esprits mal éclairés. Mais la campagne anti-Talon fondée sur les digressions et les futilités prend les allures de médisance et de cruelle démagogie. La question est simple. Est-ce qu’un homme d’affaires ne peut-il pas être un modèle de chef d’Etat et faire triompher la bonne gouvernance ?

« Les galons visibles d’un chef d’entreprise sont plutôt un atout pour la gestion du pays », déclare Talon dans un entretien avec Christophe Boisbouvier de Rfi. Ce magnat du coton est un exemple d’homme d’affaires qui ne piétine pas les valeurs de la République. Talon est un patriote pur sang dont les fibres sociales poussent à refuser ce qu’il appelle « la condamnation financière punitive pour son pays ». Le passé plaide en sa faveur. Il avait renoncé à plus de 4 milliards de FCfa de dommages et intérêts accordés par la justice béninoise en sa faveur. Les affaires ne sont pas incompatibles avec le pouvoir. Il n’est pas absurde ni scandaleux qu’un homme doté d’une capacité de management entrepreneurial et d’une grande maîtrise des allées politiques soit un bon Président de la République.

Talon, richississisme homme d’affaires, n’a pas besoin de s’asseoir dans le fauteuil présidentiel pour   donner davantage du volume à sa richesse. Si la fortune était son leitmotiv, il avait une occasion en Or en bénissant le projet de la révision de la Constitution. Et il serait dans les bonnes grâces de Yayi Boni . « Ce n’est pas l’affaire de la tentative d’empoisonnement qui m’a fait partir… Cette affaire ayant été trouvé un mois après mon départ pour obtenir mon retour forcé à Cotonou au moyen d’une extradition », affirme-t-il. En réalité, l’objet de la brouille entre Talon et son ami Yayi est non négociable : la révision de la Constitution et le troisième mandat.

Entre une complicité avec Yayi, fatale à la démocratie, et un combat sain contre le fléau, Talon a fait son choix. Le pari est risqué. Le veto de l’homme d’affaires au projet de la honte, lui a, en effet, coûté l’exil. La colère de Yayi a été dévastatrice. Le Programme de vérification des importations (Pvi) lui fut retiré. Le port sec fermé. Braquage de ses intrants… Désigné ennemi public numéro1 du régime cauri, Talon est placé au cœur de supposés affaires d’empoisonnement et de coup d’Etat. Sa tête est mise à prix. Ses intérêts saccagés.

 Faux procès à l’homme d’affaire

 Que reproche-t-on alors à l’homme d’affaires, incontestable présidentiable et potentiel favori de la suprême compétition électorale ? Est-il plus risqué de   confier la gestion du pays   à un richissime homme d’affaires qu’aux politiciens indigents sans projets de société ? La logique plaide pour l’avènement de l’opérateur économique de notoriété internationale à la Marina. Il a le profil pour le job.

L’heure a sonné pour que le Bénin fasse l’expérience d’un homme d’affaires   aux   affinités politiques considérées comme un terreau pour le développement. Premier investisseur béninois et premier employeur privé, Talon est un atout pour la République en quête du bien-être.

Avec le richississime homme d’affaires, la devise pourrait être : la Patrie d’abord. Talon a les arguments pour mettre fin à la pratique malsaine de la course effrénée vers l’argent. Le Bénin a, en 2016, une occasion en or pour marquer la rupture avec une habitude présidentielle pervertie sous l’effet de l’argent. La solution Talon s’offre à la Nation longtemps flouée par des candidats financièrement anémiés et obligés dans les lambris du Palais de puiser dans les ressources de l’Etat pour se donner une dimension artificielle.

 Abdourhamane Touré

 

Patrice Talon : « Je ne crains rien du tout… »

La décision peu attendue du gouvernement béninois de délivrer un laissez- passer à Patrice Talon, son ennemi n°1 s’accompagne- t-elle d’une volonté réelle de lui faciliter son retour au pays ? Beaucoup s’en inquiètent. Sauf l’opérateur économique exilé. Il ne craint rien du tout, a-t-il répondu au cours de son interview sur Rfi.  

Le laissera- t-il tranquille ou continuera- t-il de le persécuter à son retour au pays ? Le sujet est largement débattu ces derniers temps. Pour ceux qui craignent pour la sécurité de Patrice Talon, ils n’arrêtent de se demander la mauvaise surprise que le pouvoir de Yayi Boni lui réservera. Car, face à un régime qui a une réputation de sinistre farceur, il est difficile de le prendre au sérieux à travers les actes qu’il pose. Justement, ce qui alimente les inquiétudes réside dans un acte qu’il a posé et dont le caractère sérieux est source d’interrogations. Le laissez- passer qu’il s’est empressé de délivrer à l’homme d’affaires est un acte ordinaire à saluer même si cela se passe tous les jours dans les règles de l’immigration. Seulement, dans le cas de Patrice Talon, il ne faut pas le classer dans le même registre, vu le contexte et vu le bénéficiaire. C’est trop beau pour être un cadeau offert à un homme que ce même pouvoir a cherché par tous les moyens à réduire à néant et le voir croupir en prison. Certes, le chef de l’Etat et l’opérateur économique se sont pardonnés après leur brouille sur la question de la révision de la constitution. Une affaire éclipsée par les dossiers de tentative d’empoisonnement et de coup d’Etat, devenus subitement les motifs de l’acharnement contre Patrice Talon. Avec les missions de bons offices des autorités françaises, la haine réciproque a été convertie en pardon. Pour concrétiser le pardon, Yayi Boni a déclaré qu’il abandonne les poursuites contre son ancien soutien et ami d’hier, de même que les autres personnes citées dans les affaires que la justice a démontées par des jugements de non- lieu. A son tour, Patrice Talon a déclaré qu’il a tourné la page et jure la main sur le cœur avoir pardonné.

L’affaire de souche révèle l’activisme du pouvoir contre Talon

 Alors que l’heure du retour des exilés politiques a sonné, une affaire de vol de souche de l’état civil de l’homme d’affaires apparaît au milieu des doutes qui planaient sur la sincérité du pardon de Yayi Boni. Selon les déclarations du responsable de l’état civil de la mairie d’Abomey, cet acte s’est produit après le passage suspect de quatre fonctionnaires de police, visiblement en mission. L’objectif, c’était d’empêcher Patrice Talon de réunir ses documents pour renouveler son passeport et se présenter aux élections présidentielles. Et, dans ces conditions, l’homme d’affaires qui insiste à revenir au bercail se retrouverait en situation irrégulière. Prétexte que le pouvoir trouvera pour lui coller des infractions à son arrivée. Mais face au tollé général que cette forfaiture a soulevé, le régime a reculé et s’empresse de délivrer un laissez- passer à l’exilé. On y voit l’œuvre du chef de l’Etat et on s’inquiète. En vérité, l’opinion publique porte ses craintes et doutes et même est certaine qu’il s’agit là de l’un de ses nombreux pièges souvent imaginés pour atteindre son but. C’est pourquoi, il va falloir exercer une certaine méfiance à l’égard des manœuvres de ce régime. A contrario de cette méfiance des uns et des autres, Patrice Talon affiche assurance et sérénité. Transformé par l’exil, l’opérateur économique béninois Patrice Talon se rassure avant de revenir sur la terre de ses aïeuls. Persécuté et accusé de tous les péchés d’Israël, l’homme d’affaires a été clair en affirmant qu’il sera de retour dans les tout prochains jours. « Oui, comme je viens de vous dire, je rentre bientôt, d’autant plus que les autorités de mon pays m’ont délivré il y a quelques heures, un laissez- passer en bonne et due forme en raison de la non validité de mon passeport périmé. Je peux vous avouer que je n’ai aucune crainte pour ma sécurité chez moi. Mon pays est une terre de non violence…», a déclaré le magnat du coton. Et face à la question du journaliste Christophe Boisbouvier de savoir s’il a la garantie que rien ne lui arrivera, il a répondu : « Je ne crains rien du tout… ».

 FN