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L’autorité de l’Etat représentée par le préfet Modeste Toboula (à droite) et le ministre José Tonato serait-elle mise à l’épreuve?

Après plusieurs sommations envoyées aux occupants de libérer  les  emprises de l’Etat, la plupart attendent le 02 janvier 2017, date du déguerpissement, pour voir ce que fera le gouvernement. L’échéance arrive dans huit jours.

L’Etat cassera ou ne cassera pas ? « Non, il ne cassera pas », « Il fléchira devant nos lamentions », « Ce gouvernement ne recule devant rien », « Il ne pourra pas nous dégager », « On attend de voir ». Dans les bars, les cafés, les services, les marchés, les bureaux, les rues, le sujet est largement débattu.  Entre interrogations, psychose, obéissance et volonté de défier le gouvernement, la décision relative à la libération de l’espace public mobilise  les attentions et le peuple retient son souffle. Au cœur de cette multitude de commentaires et d’opinions, les uns aussi favorables que défavorables au chef de l’Etat, Patrice Talon, il y a une idée qui se fait persistante, évoquant l’ultimatum fixé au 31 décembre 2016. Passé ce délai, le gouvernement, à travers le préfet, se réserve le droit de descendre sur le terrain pour mettre de l’ordre. Entre obéissance et résistance, il faut choisir. Dans les rangs des occupants,  une minorité se conforme déjà à la décision de l’Etat central. Dans la ville de Cotonou, quelques boutiques et hangars érigés sur l’espace public tombent sous les coups du marteau et de la pioche. Des manœuvres recrutés par les occupants sont à la tâche pour un déguerpissement en douce pour ne pas subir et sans doute, avec toutes ses conséquences les affres de l’intervention musclée  de l’Etat. Dans le même temps, la majorité des occupants ne s’empresse pas de s’exécuter avant l’échéance. Cette catégorie de citoyens ou encore d’expatriés exerçant diverses activités estiment que l’Etat central ne pourra pas les dégager et préfèrent attendre la fin de l’ultimatum pour espérer avoir une autre chance.  Alors qu’à travers le ministre de l’environnement et du Cadre de vie, José Tonato,  le Gouvernement en place a martelé qu’il ne reculera pas, de même qu’il ne repoussera pas  le délai, ces occupants  ont l’espoir secret qu’il changera d’avis et refusent de se mettre en règle, tirant ainsi le diable par la queue.  Ils sont peut-être armés de courage et rejettent l’acception ou la justesse de l’action. Avec le soutien des leaders syndicaux qui ont publiquement décrié la décision du gouvernement, on a tenté  de les opposer à l’autorité centrale en les invitant à la désobéissance. Ils ne savent pas que ces leaders syndicaux les induisent en erreur. Depuis l’arrivée du chef de l’Etat,, Patrice Talon, les exemples de décisions prises et retirées en raison de la grogne sociale et de la colère de la rue ne sont pas légion, ou n’existent presque pas. Entre autres, la désignation des chefs-lieux de département, aussi délicate et sensible qu’elle soit, la nouvelle carte universitaire, l’annulation des concours frauduleux, l’interdiction des mouvements estudiantins jusqu’à nouvel ordre,  ont été contestées avec des manifestations de rue, accompagnées de menaces sur la paix sociale. Mais, le gouvernement n’a pas fléchi. De même, en termes d’exécution de décision du pouvoir central, le préfet du Littoral ne se fait jamais prier pour les mettre en pratique. Un exemple : le déguerpissement des trottoirs  de certains axes routiers. Le préfet Modeste Toboula, véritable bras exécutant, n’attend que le 02 janvier pour faire le job qu’il sait faire, certes parfois avec beaucoup de zèle. Mais, les résultats sont là.

FN