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toboulaCinq véhicules d’occasion exposés sur le terre-plein central en face du Hall des arts ont été dégagés des lieux hier lundi 12 décembre 2016. Destination: le commissariat central de  Cotonou. Leurs propriétaires sont les premiers à faire les frais de la phase de répression de cette opération pourtant annoncée pour le 31 décembre prochain.
Avant la date butoir, le préfet du Littoral et son équipe sont descendus sur le terrain pour annoncer les couleurs de la deuxième phase de la libération des espaces publics. Ces descentes se poursuivront d’ailleurs ce jour, a confié une source proche de la préfecture. « A partir d’aujourd’hui jusqu’à nouvel ordre, aucun véhicule ne doit stationner sur les terre-pleins centraux», a martelé le représentant de l’Etat central dans le département, un peu comme pour tracer une autre ligne rouge. Il fait savoir qu’une patrouille « rigoureuse » a été mise sur pied pour opérer de façon quotidienne au niveau de ces terre-pleins centraux. Les personnes qui tomberont dans les filets de l’équipe se verront payer une contravention, a annoncé Modeste Toboula qui ajoute, enfin, que les frais de déguerpissement des véhicules seront à la charge des fautifs.
 Toboula, président  de Cotonou !
 Le préfet du département du Littoral a-t-il sa République à part ? La libéra-tion des espaces publics est une opération nationale décidée en conseil des ministres. La date butoir du 31 décembre est revenue à plusieurs reprises au cours des sorties du ministre du Cadre de vie, José Tonato. C’est une échéance qui plane comme l’épée de Damoclès. Mais, le préfet a décidé de dégainer avant la fin de l’étape de sensibilisation. Pour expliquer cette préci-pitation, le préfet s’appuierait, selon nos sources, sur un arrêté préfectoral portant interdiction de l’occupation des voies publiques et artères à des fins personnelles et commerciales datant du 07 octobre 2016. Sans faire l’apologie de l’anarchie dans la ville de Cotonou, que perdrait l’autorité préfectorale à attendre le 31 décembre pour sévir ? Ce répit lui permettra au moins de se concentrer sur les nombreux chantiers qu’ils ouvrent à coups d’arrêtés quasi-quotidiens ou hebdomadaires.
 Rachida Houssou