Spread the love
deputes-ass
Les députés préoccupés par limites des unités administratives

La délimitation des unités administratives en République du Bénin, est réglementée par la loi 2013-05 du 15 février 2013 ; cependant de nombreux conflits sont enregistrés entre les populations sur le terrain. A l’issue d’une question orale au gouvernement, les parlementaires ont été unanimes sur la prise d’une loi corrective de la loi suscitée.

Les conflits liés aux limites des villages et quartiers de ville sont légions ; c’est du moins ce qui ressort des débats parlementaires, le jeudi dernier, au Palais des gouverneurs. Il ne se passe de jour où les populations de telles localités, ne réclament les limites territoriaux de leur unité administratives ; les tensions générés par ces situations conduisent souvent à des batailles rangées, entre élus locaux, d’une part et les administrés d’autre part. C’est avec regret que les maires des communes de Porto-Novo et d’Akpro-Missérété se sont illustrés, récemment, dans la presse, sur le sujet, réclamant chacun des droits sur les limites de leur territoire. A en croire les témoignages faits, en plénière, par certains députés, les conflits comme celui de Porto-Novo et de Missérété se passent, un peu partout sur l’ensemble du territoire national : Savè-Kétou ; Bantè-Savè-Glazoué ; Dangbo-Missérété, Sô-Ava, où les populations se sont charcutées, sont quelques illustrations. Le député Edmond Zinsou, auteur de la question orale, a aussi évoqué le cas du village Aholouko, qui serait réclamé, à la fois par la Commune d’Avrankou et celle d’Adjarra ; ce cas précis a enclenché des joutes oratoires, de plusieurs jours, à la 6è législature. Au regard de tous ces faits, générés par l’application de la loi 2013-05 du 15 février 2013, portant délimitation des unités administratives, en République du Bénin,  l’honorable Okounlola demande au gouvernement de prendre ses responsabilités et de tracer le pays ; il est alors urgent de trouver une solution satisfaisante au problème, dira le député Valentin Djènontin. Le député Edmond Zinsou, soutenu par ses collègues, a suggéré que la loi soit révisée, pour opérer les corrections nécessaires, sans quoi les législatives de 2019 s’organiseront dans un cafouillage, comme par le passé. Il a, à cet effet, annoncé la proposition d’une loi corrective, modificative et complétive de la loi 2013-05. Au total, la loi sur la délimitation des unités administratives, sensée créer 1530 villages et quartiers de villes supplémentaires n’aura pas comblé toutes les attentes ; sa révision est plus qu’impérative.

Martin Aïhonnou

(Coll)