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FERNAND-KPELLY2L’Institut supérieur des sciences de l’information et de la communication (Issic) boucle ses activités pédagogiques le vendredi 22 Juillet prochain pour le compte de l’année académique 2015-2016. Pour donner un caché spécial à l’évènement, l’administration de  cet institut qui forme en journalisme et communication a décidé d’ouvrir ses portes aux curieux qui voudraient savoir comment fonctionne cette école. Plusieurs activités sont prévues dans le cadre de cette journée de clôture des activités. Luc Fernand Kpélly, directeur de l’Issic donne les détails à travers cet entretien.

Il y aura ce vendredi 22 juillet une journée pour mettre fin aux activités académiques au sein de l’institut supérieur des sciences de l’information et de la communication Issic. Pourquoi une telle initiative et en quoi elle va consister ?

Nous avions voulu clôturer les activités académiques et pédagogiques le vendredi 22 juillet pour donner un caché spéciale à l’institut qui est né pour marquer la différence par rapport aux autres écoles de la place. C’est en cela que nous avons un certains nombre de particularités. C’est pour mettre la lumière sur ces spécificités que nous avons décidé d’organiser une journée spéciale afin que les gens viennent voir ce que nous faisons. Nous avons prévu au nombre des activités une série de dictée, une en Français, une en Dendi et une Fon. Chaque catégorie sera sanctionnée par des prix. Nous allons décerner des prix aux meilleurs étudiants comme nous en donneront également aux meilleurs  qui vont se distinguer à l’issue du concours des dictées. Le soir, il y aura une réjouissance avec des jeux.

Qui sont ceux qui pourront assister aux activités ?

Les parents sont invités pour le concours de dictée, c’est plusieurs écoles et instituts qui sont attendus. Il y aura par exemple : l’Esae, l’IIM, Hecm, Isma pour ne citer que ceux là. En dehors de cette catégorie d’apprenants, journalistes et communicateurs, nous avons ouvert le concours à des curieux qui continuent d’avoir du penchant pour les belles lettres. Ceux là sont également attendus. Nous avions déjà enregistré des noms de pharmaciens qui sont attendus. C’est va être très amusant.

Pourquoi ces concours de dictée ?

Ces concours de dictée parce que on ne peut pas faire du journalisme, de la communication sans la langue or nous savons le sort qui est réservé à nos langues aujourd’hui. Quand je dis nos langues, je parle du français qui est devenu le nôtre, je parle de nos langues nationales. A l’institut supérieur des sciences de l’information et de la communication, un accent est mis sur l’apprentissage, la maîtrise et l’écriture des langues aussi bien nationales qu’étrangères. A l’Isssic, tant que vous n’aviez pas validé le français et les T.O, vous ne passer pas. A l’Issic, on ne s’inscrit pas parce qu’on a envie de faire du journalisme ou de la communication. Il faut avoir un background, il faut passer par un filtre assez sélectif. C’est tout cela que nous voulons mettre sous les projecteurs et signifier aux gens qu’à l’Issic, nous sommes un peu différents. Il faut faire ce concours pour relancer le débat de la maîtrise du français, pour relancer le débat de la nécessité de maîtriser nos langues, de les écrire, c’est pourquoi à l’Issic l’un des tout premiers modules que nous faisons c’est l’écriture des langues nationales. Ça ne se fait dans aucune école de la place.

Es ce qu’il y aura des artistes ?

On n’a pas voulu organiser une bamboula, c’est le coté intellectuel de la chose qui me préoccupe. N’empêche qu’en marge et après l’évènement qui est le concours de dictée, nous aurons entre deux prix à décerner des activités ludiques, le pique nique et la soirée dansante qui est prévu pour le soir.

Tout ceci aura lieu où ?

Essentiellement dans les locaux de l’institut à Akpakpa Dandji, derrière l’imprimerie Tundé. Nous avons tellement d’inscrit qu’on se demande si on peut contenir ce beau monde ici mais nous espérons bien contenir le grand monde qui est annoncé. Cela participe de la grandeur de notre institut qui n’est vieux que d’un an et nous en sommes heureux.

Vous voulez faire de la publicité à travers les manifestations ?

Non pas de la publicité, l’institut  n’a plus besoin de publicité. Celui qui a créé son institut avec le soutien de plusieurs partenaires internationaux Charles Toko pour ne pas le nommer dit qu’il ne voudrait pas gagner de l’argent. Ce n’est pas pour gagner de l’argent. Lui, il veut former. Il a un défi à relever, c’est de former des gens d’un autre profil. Ceux qui sont là sont des boursiers pour la plupart. Ils sont à 90, 95% boursiers. C’est dire que ce n’est pas le souci de l’argent qui le préoccupe. Mais plutôt le souci de la qualité des ressources humaines. Vous allez voir que ceux qui sont là ne sont pas venus par hasard et l’année prochaine, il en sera ainsi. Pour les trois types de formations que nous offrons, journalisme, communication et bientôt l’intelligence économique, il en sera de même. C’est la qualité de la ressource humaine qui est primé et non l’argent. C’est pourquoi, nous ne voulons  pas nous embarrasser de filières encombrantes. Nous voulons nous en tenir à ces trois types de formations et les faire bien.

Propos recueillis par Rèliou Ali Koubakin

Transcription : Marcus Koudjènoumè