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assemblee nationaleUn séminaire parlementaire a réuni, dans la journée d’hier mardi 13 février 2018 au Palais des gouverneurs les députés sur la proposition de loi conjointe des députés Eric Houndété et Robert Gbian.

Le séminaire d’imprégnation sur la proposition de loi portant code pastoral, en République du Bénin, se tient à un moment où la mauvaise transhumance sévit dans certaines Communes comme Dassa-Zoumé, Bonou et Adjohoun. Organisé, en partenariat avec l’Association nationale des organisations professionnelles d’éleveurs de ruminants (Anoper), ledit séminaire, a permis aux participants de prendre connaissance du contenu de la proposition et de voir le cadre législatif qui peut être affecté aux activités du pastoralisme. Les conséquences néfastes de la transhumance sur les populations paysannes ces dernières années sont nombreuses. C’est pour cette  raison que la Représentation nationale a pris le problème à bras le corps afin de réglementer cette activité reconnue au plan régional et sous-régional. « A cause des dégâts causés à leurs cultures par les animaux, des vols de leurs récoltes, ou des vols de bétail, les relations entre agriculteurs et éleveurs transhumants ont été de tout temps tendues. L’actualité est très éloquente en la matière. Puisque ce matin même, il y a eu encore des cris de détresse en provenance de la commune d’Agbangnizoun, dans le Zou », a dit le premier vice- président de l’Assemblée Nationale, à l’ouverture du séminaire. En effet, depuis plusieurs décennies, l’extension du domaine agricole dans notre pays se fait au détriment des terres de parcours du bétail. Tous les espaces susceptibles d’exploitation pastorale ont été progressivement transformés en champs, sans considération des usages anciens qui privilégient l’utilisation partagée des ressources naturelles, ainsi que la préservation de certains espaces ruraux destinés à servir de zones de repli pour le bétail. Malgré les efforts faits par l’État béninois en matière de gestion des ressources pastorales, les problèmes liés à la cohabitation des activités agricoles et pastorales dans l’espace rural continuent de se poser avec acuité. La loi n° 87-013 du 21 septembre 1987 portant réglementation de la vaine pâture, de la garde des animaux et de la transhumance en République du Bénin existe. Pourtant, il est déplorable de constater que les zones pastorales continuent d’être affectées par des conflits violents, qui dans certaines régions sont très longs et entravent les possibilités de croissance économique à long terme. C’est dire donc que le cadre juridique et institutionnel actuel s’avère  inopérant pour encadrer efficacement la conduite des activités pastorales et les relations éleveurs transhumants et agriculteurs dans notre pays. Il s’avère donc qu’un nouveau cadre soit mis en place et c’est la solution qu’apporte les deux auteurs de la proposition de loi, objet dudit séminaire.

 Martin Aïhonnou

(Coll)