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OngLes responsables de l’Organisation non gouvernementale « Regard vers nos communautés », à la veille du Brevet d’études du premier cycle, sont allés au chevet des candidats en situation difficile des collèges et lycées de la ville de Parakou. Du Collège d’enseignement général (Ceg) de Nima à Zongo en passant par Komigéa et Tourou, ils ont semé la joie dans le cœur des apprenants bénéficiaires qui n’attendaient que cette assistance pour réussir. Les mains chargées de kits scolaires et autres matériels de travail, le Directeur exécutif (De) de ladite Ong, Euloge Alain Bocovo, et tout son staff ont ainsi apporté leur  modeste contribution à la réussite de ces enfants sans soutien. C’est faisant sien l’adage « Nul n’est heureux tout seul » que Euloge Alain Bocovo a donc décidé de partager le fruit de ses efforts avec les démunis. « Ce n’est pas qu’on est riche. Mais le peu qu’on a, il faut le partager », a-t-il confié. A l’entendre, son élan de générosité provient du constat amer que  beaucoup de  candidats aux divers examens nationaux, faute de moyens, abandonnent précocement les classes pour s’adonner à la délinquance juvénile. Très sensible à ce problème, l’Ong « Regard vers nos communautés » a apporté cette année une réponse à  la  situation qui, malheureusement,  se généralise  dans tout le département du Borgou. Il n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Au-delà des kits scolaires, il a également promis de gratifier les meilleurs de la cible qui se retrouveront parmi les dix premiers du département. Tout en encourageant l’initiative, la toute première à Parakou,  les chefs des établissements sillonnés ont formulé d’autres doléances à l’endroit du généreux donateur. Si le Ceg/Nima rêve d’avoir un laboratoire pour ses apprenants, les Ceg/Komigéa, Tourou et Zongo  sollicitent, par contre, l’appui de ladite Ong pour doter leur établissement de mobiliers, de salles de classe et de bibliothèque. Pour pérenniser une telle initiative sociale, le De « Regard vers nos communautés » a invité les structures humanitaires et les personnes de bonne volonté à se joindre à ce mouvement pour mener ensemble le combat en vue  d’assurer l’avenir de ces élèves.

 Z. T.

(Br Borgou-Alibori)

23688 planchent dans le Borgou et l’Alibori 

Les candidats à l’examen du Brevet d’études du premier cycle, session de  juillet 2018 sont à l’oeuvre depuis hier, lundi 9 juillet 2018 sur toute l’étendue du territoire national. Dans les départements du Borgou et de l’Alibori, 23 688 candidats sont à l’assaut de leur premier diplôme du cycle secondaire.

Répartis dans 31 centres, ils composent  dans les épreuves écrites durant 72 heures. Au plan départemental, c’est le centre du Ceg Guèma (Parakou) qui a accueilli le lancement officiel de cet examen. Selon le chef-centre, Alassane Yarou Boni, 1190 candidats répartis dans 44 salles  sont soumis aux épreuves écrites dans sa juridiction. Déjà à 7 heures du matin, tous les candidats sont en salle pour les formalités d’usage sous la supervision des surveillants.  Comme en de pareille circonstance, le préfet du Borgou, Mama Djibril Cissé accompagné du maire de Parakou, Charles Toko et du Directeur départemental de l’Enseignement  secondaire, de la formation technique et professionnelle (Desftp), Ayouba Garba, a d’abord procédé à une mise en condition des candidats avant le démarrage de la communication écrite, la toute première épreuve de la journée. Avec des mots d’apaisement et d’encouragement, l’autorité préfectorale leur a dopé le moral. « Nous voudrons vous dire de ne pas être stressés. Ne paniquez surtout pas. Le Bepc est comme l’examen blanc que vous avez fait. Rien ne vous sera demandé que vous n’ayez vu en classe. Donc, soyez sereins. Concentrez-vous surtout. Dès que les épreuves vous seront distribuées, lisez et relisez pour vous assurer de les avoir bien comprises avant de commencer par les traiter. Que Dieu vous accompagne », a-t-il fait savoir aux candidats. A l’issue de ce lancement, le Directeur départemental de l’Enseignement secondaire, de la formation technique et professionnelle a exprimé toute sa satisfaction pour l’aboutissement heureux de cet examen  qui, à l’en croire,  est le couronnement de neuf mois de labeur. Il a saisi l’occasion pour témoigner sa gratitude au Gouvernement, à tous les partenaires sociaux et aux acteurs de l’éducation sans qui, l’année ne saurait être sauvée.   Par rapport à l’effectif des candidats,  il a fait remarquer que le Borgou a connu une baisse d’environ 4000 candidats comparativement à l’année dernière. Cette  chute, a-t-il dit, s’explique par le fort taux d’admission de l’année passée et la réduction du nombre de candidats libres. Au niveau de l’Alibori, le constat est le même. On note  6834 candidats inscrits, 3 800 garçons et 3034 filles. D’après les explications d’Amadou Tomon, le Ddesftp/Alibori, on a enregistré cette année une diminution d’environ 1000 candidats. Une situation due aux cas d’abandon et aux  nouvelles mesures relatives au passage en classe supérieure.

 Zéphirin Toasségnitché

(Br Borgou-Alibori)