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emmanuel-zounonDes éducateurs et éducatrices de la maternelle communautaire sont sans salaire, et des agents contractuels de l’Etat des écoles maternelles et primaires sont sans situation administrative depuis 8 ans. Au cours d’une conférence tenue à la bourse du travail hier, l’Unstb, le Synaèm et le Syniadèq ont dépeint et fustigé par la même occasion, la situation de misère et de précarité des éducateurs de cet ordre d’enseignement.

Au terme de la conférence, l’Unstb a décidé de l’organisation de plusieurs sit-in de protestation en août prochain, une géante marche de colère en septembre et une longue série de mouvements de débrayage à la rentrée prochaine. 1er acte d’une série d’actions prévues dont le but est de dénoncer l’injustice qui est faite aux éducateurs, éducatrices, communautaires et autres agents contractuels de l’Etat. La conférence de presse tenue par l’Unstb à la bourse du travail hier, avait pour thème central «L’école et la vie des enseignants». L’objectif fondamental de la rencontre qui a réuni autour d’une même préoccupation le Synaèm et le Syniadèq (tous relevant de l’Unstb) est de trouver des solutions aux réels problèmes liés au faible niveau des apprenants aujourd’hui en passant par la création de meilleures conditions de vie et de travail pour leurs éducateurs. Ainsi, pour le secrétaire général adjoint de l’Unstb, Désiré Sèmèvo, «Il est donc utile de se demander comment nos enfants sont formés depuis plus de 8 ans, si des éducateurs et éducatrices de la maternelle communautaire sont sans salaire, et que des agents contractuels de l’Etat des écoles maternelles et primaires sont sans situation administrative ». Le ver est dans le fruit ajoutera-t-il pour conforter son opinion. Selon lui : «  les écoles maternelles et primaires publiques se meurent dans un silence assourdissant avec certains de leurs enseignants qui végètent dans une précarité et une misère indescriptible et d’autres, dans une situation administrative ambigüe depuis 2014 ». Face donc à cette situation, l’Unstb à travers son Secrétaire Général Emmanuel Zounon entend mobiliser les travailleurs concernés pour réclamer leurs droits au cours des deux prochains mois. Pour ce faire, plusieurs actions sont programmées. Il s’agit notamment de deux sit-in de protestation prévus pour les 5 et 19 Août prochains et respectivement au ministère de la Fonction publique et à la Primature, une géante marche de colère le 9 septembre, et une grève d’avertissement de 48 h annonciatrice d’une très longue série de mouvements de débrayage, à la rentrée.

Inès Zounnon