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patrice-talonLes autorités béninoises ont échangé avec la diaspora sur les réformes engagées par le gouvernement, depuis son avènement, en matière de la lutte contre la corruption. C’était au cours d’une conférence-débat organisée par la Coordination du Nouveau départ Diaspora-Bénin qui s’est tenue à Paris le 30 juin 2018.

La lutte contre la corruption est désormais une réalité au Bénin, depuis l’avènement du gouvernement du Nouveau départ et les résultats sont visibles sur le terrain. C’est la certitude qui se dégage des différentes interventions enregistrées à cette assise. Les éclaircissements apportés par la délégation béninoise dépêchée à Paris ont permis aux participants de cerner les mesures prises par le gouvernement en vue d’enrayer le phénomène. Selon  le Président de la Commission anti-corruption du Conseil français des investisseurs en Afrique, Philippe Montigny, la lutte contre la corruption passe par la mise en place d’un dispositif anti-corruption. Au cours de son intervention, il a proposé un moyen efficace de lutte qui se traduit par la mise en place d’un système de certification Iso pour les entreprises d’Etat. A travers ce système, a-t-il renchéri  les structures publiques se donneront des objectifs, des ressources et des outils pour trouver des solutions efficaces aux problèmes de la corruption. A sa suite, le ministre de la Justice, Sévèrin Quenum, a indiqué que la corruption est non seulement un péril qui expose les Etats fragiles au chaos, mais aussi un facteur de maintien du Bénin dans le sous-développement. Selon lui, la corruption n’est pas une fatalité. Elle peut, être contrôlée à travers trois facteurs essentiels à savoir la mise en place d’un cadre juridique (textes et lois), la volonté politique et l’adhésion populaire et enfin la mise en place d’un système  judiciaire animé par des juges compétents et intègres.

 Les réformes portent leurs fruits….

 La lutte engagée par le gouvernement fait des émules et contraint à la discipline. Cette nouvelle dynamique impulsée par le gouvernement du Nouveau départ séduit Eliane Chahounka, une béninoise de la diaspora qui a exprimé de vive voix sa satisfaction au cours des échanges. « Auparavant, à l’Aéroport de Cotonou, il faut passer 2 à 3 heures dans les rangs et soudoyer les gens avant de s’acquitter de ses formalités. Mais depuis septembre 2017, le contrôle d’identité est électronique et les charriots sont en libre échange. Toute chose qui empêche le rançonnement », s’est-elle réjouie. Selon Moïse Achille Houssou, chef département suivi des projets au Bai, « ces actions ne sont que les prémices du grand programme entamé par le Chef de l’Etat dans le domaine de la lutte contre la corruption ». A titre illustratif, il a fait savoir que dans le but d’endiguer définitivement le phénomène et permettre une expertise avérée dans les secteurs vitaux de l’économie, des sociétés d’Etat ont été confiées à des compétences externes avec des critères de performance et cahiers de charges bien définis. A l’entendre, la gestion des sociétés d’Etat ne peut plus relever de la compétence de l’Etat. « Nous sommes allés chercher les compétences externes avec des financements basés sur le résultat », a-t-il précisé. Cette dynamique impulsée par le gouvernement porte à son avis de nombreux fruits. Il a cité le Programme Aqua Vie de la Banque mondiale qui s’élève à 220 millions de dollars Us, les indicateurs rassurants au niveau du classement 2017 de Transparency International, où le Bénin a gagné 10 points. « En Afrique, les 2 pays cités en guise d’exemple par le Fmi sont le Bénin et le Rwanda », a-t-il ajouté. Le Directeur de la communication à la présidence de la République, Wilfried Léandre Houngbédji, pour sa part, a indiqué que le gouvernement est décidé à frapper très fort en ce qui concerne la lutte contre la corruption. « Les réformes feront mal aux gens. Si c’est le prix à payer pour faire développer le Bénin, on ne retournera pas », a-t-il martelé. Il a, pour finir, conclu qu’aucun acte de corruption ne restera impuni au Bénin. « C’est une lutte qui ne connaît ni frère, ni partisan ou toute autre familiarité », a-t-il conclu.

AT